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Les Alouettes de Montréal congédient Dan Hawkins et écartent Mike Miller

01/08/2013 09:05 EDT | Actualisé 01/10/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Les Alouettes de Montréal ont procédé à tout un remaniement, jeudi matin, congédiant notamment leur entraîneur-chef Dan Hawkins, qui sera remplacé sur une base intérimaire par le directeur général de l'équipe, Jim Popp.

En plus de limoger Hawkins après seulement cinq parties, dont trois revers, Popp a confié le poste de coordonnateur à l'attaque à Doug Berry, qui agissait jusque-là à titre de conseiller senior à l'entraîneur-chef. Quant à l'actuel coordonnateur à l'attaque, Mike Miller, on lui a demandé de rester au sein de l'organisation, dans des fonctions réduites et davantage dans un «rôle d'apprentissage».

Au moment d'écrire ces lignes, Miller n'avait pas encore donné sa réponse au d.g. montréalais.

«Ce n'est jamais intéressant de prendre ce genre de décisions, mais il fallait le faire pour le bien de l'équipe dans l'avenir, a indiqué Popp. Plusieurs aspects ont été pris en compte, dont les commentaires reçus de la part des joueurs, du personnel de soutien et du reste de l'équipe d'entraîneurs.»

C'est à la demande du propriétaire, Bob Wetenhall, que Popp a pris la relève de Hawkins. Si de confier le poste à Berry a fait partie des possibilités, Wetenhall a estimé que Popp est «la meilleure personne pour diriger l'équipe en ce moment».

«Mais on va prendre ça un match à la fois, a prévenu Popp quand on lui a demandé s'il demeurait en poste pour le reste de la saison. Je suis très heureux dans mon rôle de directeur général. À chaque fois que j'ai dû laisser aller un entraîneur, je n'ai jamais voulu le remplacer. C'est une décision de notre propriétaire. J'ai beaucoup d'admiration pour lui, comme il en a pour moi. J'ai confiance en lui et lui en moi, et nous tentons seulement de faire ce qui est le mieux pour cette organisation.»

C'est la troisième fois que Popp occupe le poste d'entraîneur-chef des Alouettes. Il a pris la relève de Rod Rust en fin de saison 2001, puis remplacé Don Matthews pendant la campagne de 2006. Il est demeuré en poste en 2007, et les Alouettes ont alors affiché un dossier de 8-10.

Manque d'expérience et de communication

Hawkins, qui a remplacé Marc Trestman, maintenant entraîneur-chef des Bears de Chicago dans la NFL, en était à son premier emploi au sein d'un club professionnel après avoir surtout dirigé des équipes universitaires. Il appert que son manque d'expérience et de volonté d'écouter les conseils que tentaient de lui prodiguer des gens avec plus d'expérience lui auront coûté son poste.

Avec le recul, Popp estime que d'embaucher un entraîneur ne disposant pas d'expérience précédente au football professionnel a probalement été une erreur.

«Vous pourriez dire ça, nous, nous avons vu ça comme une ooportunité. Nous avons voulu donner une opportunité à quelqu'un. À ce moment-là, la provenance du prochain entraîneur n'avait pas d'importance à nos yeux, a expliqué Popp. Maintenant, est-ce que nous considérons que de ne pas avoir eu d'expérience professionnelle auparavant a contribué à créer la situation dans laquelle nous nous trouvons? Probablement.

«Pas que Dan Hawkins n'aurait pas pu apprendre et devenir un excellent entraîneur. Mais c'est certain que s'il en avait su davantage sur la façon de faire chez les professionnels, il aurait pu gérer certaines situations différemment.»

Miller aussi pointé du doigt

Il est évident que Popp n'était pas satisafait du travail effectué à l'attaque et c'est pourquoi Doug Berry appellera les jeux dorénavant. Le directeur général croit dur comme fer que les Alouettes disposent des éléments pour remporter la coupe Grey cette saison et il estime que l'équipe serait en bien meilleure posture si l'attaque avait eu plus de mordant.

«Si notre attaque n'avait joué qu'avec 50 pour cent plus d'efficacité, nous aurions une fiche de 5-0.»

Popp et Wetenhall avaient pourtant été très clairs en entrevue: le système à l'attaque devait demeurer pratiquement inchangé.

«Tous les candidats rencontrés pour ce poste, dont Mike Miller, ont eu à rencontrer Anthony Calvillo et comprendre que nous ne voudrions pas apporter beaucoup de changements à notre attaque. Nous voulions que les entraîneurs apprennent ce que les joueurs savaient déjà, car nous savions que 10 des 12 partants — 11 avec la signature de Brandon Whitaker — allaient être de retour. Ensuite, on a ajouté Arland Bruce. Alors on voulait que les entraîneurs apprennent leur langage. Ça ne s'est pas passé comme ça.»

Ce qui a semblé surprendre Calvillo.

«Quand la nouvelle équipe d'entraîneurs a été nommée, nous nous sommes réunis en plusieurs occasions, Mike Miller et moi, et nous avons passé en revue le livre de jeux et je lui ai expliqué ce qu'on tentait de faire. Lors de la quatrième rencontre, il m'a dit que ce serait 'difficile de faire ça comme ça'. Mais moi, j'étais convaincu qu'on aurait dû commencer la saison avec notre matériel.

«Mais je lui ai quand même donné mon accord. Même si j'ai joué dans le même système depuis cinq ans, il y a bien des choses que j'ignore. Il a été coordonnateur à l'attaque dans la NFL: qui suis-je pour douter de ses habiletés?»

Calvillo est heureux de travailler de nouveau avec Berry, «un gars avec qui j'ai connu beaucoup de succès», et Popp a assuré que Calvillo serait davantage mis à contribution et aura plus de liberté pour changer le choix de jeu sur le terrain.

Si Popp a indiqué que ça lui avait été interdit sous Hawkins, Calvillo a tenu à mettre un bémol.

«Au cours des cinq dernières années, je n'avais pas non plus cette liberté, a affirmé le quart. Nous avions un système en place dans lequel j'avais certains jeux à ma disposition si je voyais quelque chose de spécial une fois rendu à la ligne de mêlée, mais cette liste de jeux avait été mise en place par les entraîneurs.

«On m'a souvent demandé pourquoi je n'appelais pas des jeux différents cette année. En vérité, ça fait bien des années que je n'ai pas ce pouvoir.»

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