NOUVELLES

Le plus haut tribunal italien confirme la condamnation de Silvio Berlusconi

01/08/2013 02:34 EDT | Actualisé 01/10/2013 05:12 EDT

ROME - Le plus haut tribunal italien a décidé, jeudi, de maintenir la peine de quatre ans d'emprisonnement imposée à Silvio Berlusconi pour fraude fiscale, mais a ordonné une révision de son exclusion des fonctions publiques.

C'est la première fois que M. Berlusconi, un magnat des médias qui a été chef du gouvernement italien à trois reprises, est définitivement condamné pour un crime. Il fait l'objet de poursuites et de procédures judiciaires depuis des décennies.

Quelques heures après la décision de la cour, M. Berlusconi a déclaré que sa condamnation était «sans fondement» et le dépouillait de ses droits politiques.

Sa condamnation est liée à l'achat de droits de diffusion pour Mediaset, son empire médiatique. Lui et trois autres personnes ont été reconnues coupables de fraude fiscale en octobre dans cette affaire.

Le jugement très attendu prévoit cependant une révision de la durée de son exclusion des fonctions publiques pendant cinq ans, imposée par une juridiction inférieure.

Plus tôt cette semaine, un procureur avait recommandé que son exclusion soit réduite à trois ans, invoquant les lois conflictuelles à ce sujet.

Il est très peu probable que Silvio Berlusconi soit envoyé en prison. Sa peine sera réduite de trois ans dans le cadre d'un pardon général visant à alléger le surpeuplement des prisons, et il est très inhabituel que des condamnés purgent une peine de seulement un an pour une première offense, en particulier à un âge avancé comme M. Berlusconi, qui a 76 ans.

Sa condamnation accroît la pression sur la coalition gouvernementale fragile du premier ministre Enrico Letta, dont certains membres de centre-gauche pourraient refuser de continuer de gouverner avec un parti dont le chef a été reconnu coupable d'un crime.

Dans une déclaration vidéo de neuf minutes diffusée jeudi, l'ancien chef du gouvernement paraît grave et sa voix se brise à certains moments.

Il se dit victime d'une «incroyable série d'accusations et de procès qui n'ont rien à voir avec la réalité».

Cette décision «n'est basée sur rien et me prive de ma liberté et de mes droits politiques», affirme-t-il.

PLUS:pc