NOUVELLES

Le discours d'Élisabeth II était prêt en cas de 3e guerre mondiale

01/08/2013 03:43 EDT | Actualisé 30/09/2013 05:12 EDT

Les relations entre l'Union soviétique et l'Occident étaient si tendues il y a trente ans que les responsables anglais avaient rédigé un discours que devait prononcer la reine Élisabeth II en cas de déclenchement d'une guerre nucléaire, comme le révèlent des archives rendues publiques jeudi.

Le discours de la reine aurait pu être diffusé au printemps 1983 sur fond de tensions entre les États-Unis et l'Union soviétique, durant l'année où le président américain Ronald Reagan avait décrit l'Union soviétique comme « l'empire du mal ».

Rédigé par des responsables gouvernementaux, le discours hypothétique faisait partie d'un protocole secret conçu pour préparer l'Angleterre à la menace d'une Troisième Guerre mondiale.

Dans ce discours, la reine devait appeler les Anglais à rester unis et déterminés face à la « folie de la guerre ».

Le texte commence en faisant allusion au traditionnel discours prononcé par la reine Élisabeth II à Noël. « Les horreurs de la guerre n'auraient pas pu sembler plus éloignées de ma famille alors que je partageais la joie de Noël avec la famille de plus en plus grande du Commonwealth », aurait eu à dire la reine.

« Aujourd'hui, la folie de la guerre se répand à travers le monde et notre courageux pays doit une fois de plus se préparer à survivre face à l'adversité ».

La reine devait poursuivre ainsi : « Je n'ai jamais oublié la peine et la fierté que j'ai ressenties tandis que j'étais devant la radio dans la chambre avec ma sœur, à écouter les mots de mon père [le roi George VI] ce jour décisif de 1939 [au début de la Seconde Guerre mondiale] ».

« À aucun moment je n'ai imaginé que ce solennel et terrible devoir me reviendrait », aurait dû poursuivre la reine.

Le discours mentionnait également le second fils de la reine, le prince Andrew, qui servait à l'époque dans la Royal Navy.

« Si les familles restent unies et déterminées, abritent ceux qui sont seuls et sans protection, la volonté de survivre de notre pays ne pourra être brisée », aurait pu dire la reine.

Reuters

PLUS:rc