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Festival mode et design de Montréal: les fantômes électriques de Castelbajac (PHOTOS)

01/08/2013 03:45 EDT | Actualisé 01/08/2013 04:08 EDT
Agence QMI

Après avoir habillé Lady Gaga, Katy Perry…et même le pape Jean-Paul II, Jean-Charles de Castelbajac se lance cette fois dans la réalisation d’une performance multidisciplinaire haute en couleur. Loin du macabre, la performance «Fantômes» alliait mode, art et musique. Au rythme saccadé du DJ français Mr. No, les 65 mannequins, incarnant de colorés spectres nocturnes, ont défilé sur l’avenue McGill dans les tenues d’inspiration «pop tribale» du créateur.

Vêtus d’amples tuniques aux couleurs vives et franches, les fantômes avaient le visage et les mains peints de noir et de blanc. À mi-chemin entre le clown triste et le squelette, ces maquillages contrastaient avec les extravagantes coiffures de cheveux synthétiques aux pigments criards.

«Pour chaque mannequin, la chevelure a pris une vingtaine de minutes à confectionner», explique la styliste-coiffure Caroline Allard. Après s’être inspirée des dessins du créateur pour élaborer ces véritables pièces montées, la coiffeuse a la nette impression de s’être complètement imprégnée du monde éclaté de l’artiste.

Les vêtements n’étaient pas sans l’ombre de provocation. «Maintenant je suis célèbre», «Je suis une pute nue en dessous - Ben», les messages inscrits sur les tenues de Castelbajac dévoilaient des revenants manifestement sans complexes, arborant sur leurs tenues des ailes, des petits diables espiègles ou encore une ribambelle d’yeux.

Alors qu’elle avait les yeux rivés sur les mannequins, la foule regroupée devant la passerelle pouvait entendre en boucle la phrase «We are fantoms», répétée sur la musique électro de la soirée. Plusieurs personnalités du petit écran québécois telles que Catherine Pogonat, Éric Bernier et Ève Landry s’étaient aussi réunies pour l’occasion.

«On entre dans un nouveau monde, plus imaginaire et féérique. Rien à voir avec la mode de rue», confiait Caroline Allard.

Plus sobre que ses extravagants spectres, Jean-Charles de Castelbajac, habillé d’un complet-cravate, dessinait sur scène des esquisses projetées en temps réel sur des écrans géants. «Montréal vous êtes géniaux, créatifs et généreux. Je vais revenir vous voir», inscrivait-il un peu avant de clore le défilé.

Toujours sous le même thème, le créateur français offrait jeudi après-midi une performance d’art urbain au Complexe Les Ailes, puis au Marché Bonsecours, en dessinant des anges qui seront cristallisés et légués à Montréal.

Étiez-vous de la partie mercredi soir? Faites-nous part de vos impressions sur la performance de Castelbajac dans les commentaires ci-dessous.

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