NOUVELLES

Des attaques à la roquette contre un dépôt d'armes font 40 morts en Syrie

01/08/2013 09:55 EDT | Actualisé 01/10/2013 05:12 EDT

DAMAS, Syrie - Des attaques à la roquette ont frappé des quartiers tenus par les forces gouvernementales dans la ville de Homs, dans le centre de la Syrie, provoquant des explosions successives dans un dépôt d'armes qui ont fait au moins 40 morts et des dizaines de blessés, selon un groupe de l'opposition et des résidants.

Les explosions ont envoyé une gigantesque boule de fumée dans le ciel, causant de lourds dommages matériels et la panique parmi les civils de Homs, dont plusieurs sont des partisans du régime du président Bachar el-Assad.

Un résidant a déclaré que les explosions avaient été si puissantes qu'elles avaient fissuré les murs de certains édifices. Une épaisse fumée et un nuage de poussière pouvaient être vus à distance, alors que les explosions faisaient trembler le sol.

Une vidéo mise en ligne par des militants de l'opposition montre une immense boule de feu et de fumée au-dessus de Homs.

Selon un responsable du bureau du gouverneur de Homs, une dizaine de roquettes ont frappé le quartier Zahra et le stade situé à proximité, provoquant un vaste incendie et tuant plusieurs personnes. Il n'était pas en mesure de dire combien de personnes ont été tuées, mais a affirmé qu'il y avait au moins 130 blessés.

Ce responsable a réclamé l'anonymat, conformément aux politiques du gouvernement.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme, qui s'appuie sur un réseau de sources sur le terrain, a affirmé que 40 personnes avaient été tuées et 120 autres blessées, dont certaines grièvement, quand des roquettes sont tombées sur un dépôt d'armes.

Un résidant de Homs a corroboré ce bilan, en précisant que les explosions avaient duré une heure. Selon lui, les détonations provenaient des quartiers Wadi Dahad et Al-Walid, où se trouvent des dépôts d'armes des forces gouvernementales.

Plus de 100 000 personnes ont péri en Syrie depuis le début du soulèvement contre le régime de Bachar el-Assad, en mars 2011. La colère populaire s'est transformée en guerre civile qui a forcé le déplacement de millions de Syriens.

PLUS:pc