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Après la SQ, c'est au tour de Transports Canada de débarquer chez MMA à Farnham

01/08/2013 04:46 EDT | Actualisé 01/10/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Après la Sûreté du Québec la semaine dernière, c'était au tour de Transports Canada, jeudi, de débarquer dans les bureaux de la Montreal, Maine and Atlantic Railway (MMA), à Farnham en Montérégie, afin d'obtenir certains documents et informations dont la nature n'a pas été précisée.

La Gendarmerie royale du Canada agissait en appui à Transports Canada lors de sa visite dans les bureaux du transporteur ferroviaire, dont un convoi d'hydrocarbures est à l'origine de la catastrophe qui a fait 47 morts le 6 juillet à Lac-Mégantic.

Pendant ce temps, à Lac-Mégantic, la mairesse Colette Roy-Laroche n'avait toujours pas reçu de réponse aux deux mises en demeure envoyées par la municipalité à la MMA pour le remboursement des 7,8 millions $ qu'elle a dû payer aux entrepreneurs chargés du nettoyage du site.

La MMA, qui a embauché ces entreprises en sous-traitance, ne leur a pas versé un sou depuis le début des travaux.

Mme Roy-Laroche n'a pas caché une certaine frustration face au mutisme de la compagnie, tout en notant que les propos de son président, Ed Burkhardt, dans différentes entrevues télévisées, indiquent qu'il ne pourra pas payer et qu'il attend des chèques de ses assureurs.

«Ses déclarations jusqu'à maintenant ne nous ont pas donné signe qu'il répondrait positivement à notre demande», a dit la mairesse.

Elle a cependant ajouté que des discussions sont en cours entre la Ville et le ministère de la Justice du Québec pour décider de la meilleure façon de procéder face à l'entrepreneur délinquant.

Des citoyens de Lac-Mégantic ont toutefois déjà pris les choses en mains: un groupe d'entre eux ont mandaté un avocat américain spécialisé dans les poursuites en dommages, Me Mitchell A. Toups, qui a déjà déposé une première poursuite vendredi dernier contre la MMA aux États-Unis.

Une bonne nouvelle attendait par ailleurs les Méganticois. La Sécurité civile a annoncé qu'une cinquantaine de ménages, soit environ une centaine de personnes, pourraient réintégrer leurs domiciles dans la zone sinistrée, dont le périmètre s'en est du même coup trouvé rétréci.

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