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Caméras dans les trains en Argentine: des conducteurs pris en flagrant délit

31/07/2013 06:45 EDT | Actualisé 30/09/2013 05:12 EDT
PC

BUENOS AIRES, Argentine - Les caméras installées dans les trains en Argentine montrent que certains conducteurs lisent des livres, parlent au téléphone ou dorment alors qu'ils devraient se concentrer sur leur travail, ont affirmé les autorités mercredi.

Le ministre de l'Intérieur et des Transports, Florencio Randazzo, a présenté mercredi les résultats de la vidéosurveillance dans les trains, en vigueur depuis le mois de juin. Il a annoncé de nouvelles mesures pour améliorer la sécurité ferroviaire.

Dans les images captées par les autorités, un conducteur dort entre les stations alors que son train traverse plusieurs passages à niveau. Un autre conducteur recouvre la caméra avec un t-shirt. D'autres lisent un livre ou parlent au téléphone alors que leur train roule à grande vitesse.

M. Randazzo a affirmé que les conducteurs pris en flagrant délit avaient été congédiés ou sanctionnés. Tous les conducteurs, gardiens et responsables de la signalisation devront maintenant passer une inspection physique chaque jour en se présentant au travail, a-t-il annoncé. Ils devront notamment se soumettre à des analyses sanguines pour s'assurer qu'ils ne sont pas sous l'influence de l'alcool ou de la drogue.

De plus, le permis des conducteurs de trains devra maintenant être renouvelé chaque année. Les conducteurs devront passer des examens rigoureux qui comprennent 100 heures de formation additionnelle, a indiqué le ministre.

Des caméras ont été installées dans les trains argentins depuis le dernier accident mortel, qui a tué trois personnes en juin à Buenos Aires. Le gouvernement a pris la responsabilité directe de la gestion du transport ferroviaire depuis qu'un train a percuté une gare du centre-ville de la capitale l'an dernier, faisant 51 morts. Selon M. Randazzo, les conducteurs sont responsables des deux accidents.

Les syndicats argentins ont protesté contre l'installation des caméras et ont organisé une grève d'une journée le mois dernier pour dénoncer cette mesure. D'après les syndicats, les deux derniers accidents de train à Buenos Aires sont attribuables à des défaillances de freins et à d'autres problèmes d'entretien.