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Recouvrir l'autoroute Ville-Marie, la priorité de Richard Bergeron

31/07/2013 02:08 EDT | Actualisé 29/09/2013 05:12 EDT

Le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, s'engage à faire du recouvrement de l'autoroute Ville-Marie une priorité pour le centre-ville de Montréal... et un enjeu de la campagne électorale.

L'ambition de Projet Montréal est de recouvrir l'autoroute Ville-Marie entre les rues Saint-Denis et Saint-Urbain, du CHUM au Palais des congrès.

« En commençant sans plus tarder avec le segment Hôtel-de-Ville à Sanguinet, le recouvrement sera effectué entre le Palais des congrès et le nouveau CHUM dans une dizaine d'années tout au plus, renvoyant aux oubliettes de l'histoire la pire balafre à avoir jamais déparé la métropole du Québec », souhaite Richard Bergeron.

Son projet se ferait en trois étapes. « Le segment Hôtel-de-Ville à Sanguinet constitue le parvis du nouveau CHUM, où se rendront bientôt 16 000 personnes chaque jour. La présence de la station de métro Champ-de-Mars en fait également le principal accès au Vieux-Montréal. [...] S'il y a urgence à procéder au recouvrement d'une première section de l'autoroute en tranchée, c'est là qu'elle se trouve », a expliqué Janine Krieber, candidate dans le district Saint-Jacques.

Les deux autres segments de l'autoroute devraient suivre, affirme Jimmy Zoubris, candidat dans le district Peter-McGill : « Le gouvernement du Québec vient tout juste de créer une réserve foncière sur le segment Saint-Urbain à Saint-Laurent, dans l'intention de procéder à un nouvel agrandissement du Palais des congrès. Dans ce cas, le coût du recouvrement représentera une simple composante du coût total du projet, comme ce fut le cas pour le Quartier international. Une fois cela fait, il ne restera plus que le troisième segment à recouvrir, de Saint-Laurent à Hôtel-de-Ville ».

Le montant qui circule pour recouvrir la section entre les rues Saint-Urbain et Sanguinet est de 500 millions, ce que conteste M. Bergeron. « Parler aujourd'hui de 500 M$ pour simplement couvrir une longueur similaire d'autoroute constitue à sa face même une grossière exagération », dit-il. Selon lui, on ne parle plus d'achat de terrain, mais plutôt de création de terrain , ce qui a un impact sur les coûts totaux du recouvrement, sans compter, ajoute-t-il, qu'il faut compter sur l'impact de la commission Charbonneau pour faire diminuer les coûts. Selon lui, le recouvrement pourrait coûter entre 50 et 75 millions de dollars.

« M. Bergeron parfois se livre à une amicale comptabilité créatrice, mais moi je pense qu'il faut être rigoureux et je m'en remets aux chiffres qui ont été présentés à partir de l'étude qui a été payée, je vous le rappelle, moitié-moitié par le gouvernement du Qubec et la Ville de Montréal », réplique Réal Ménard, de Vision Montréal.

Philippe Schnobb, candidat d'Équipe Coderre est aussi critique : « C'est facile de faire des dessins pour dire voici ce qu'on va faire, mais il y a des coûts qui sont associés à ça. Il faut que ça soit étudié sérieusement. On peut remettre en question les études qui ont déjà été faites, peut-être, mais il faut être réaliste et se fier aux chiffres qu'on aura quand on saura vraiment ce qu'on veut faire ».

Si Vision Montréal et Équipe Denis Coderre critiquent les chiffres qu'avance Richard Bergeron, les jugeant peu réalistes, tous deux se sont cependant dits en faveur du projet de recouvrement.

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