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Le protectionnisme en agriculture nuit au pays, dit le Conference Board

31/07/2013 03:51 EDT | Actualisé 30/09/2013 05:12 EDT

OTTAWA - Un nouveau rapport du Conference Board soutient que le Canada ne fait que nuire à son économie en maintenant de fortes barrières protectionnistes dans son secteur agricole.

Le groupe d'étude établi à Ottawa a affirmé mercredi que l'industrie alimentaire du Canada pourrait être plus prospère et que les consommateurs bénéficieraient de tarifs réduits ou éliminés.

Il argue que le protectionnisme dans l'industrie alimentaire freine aussi des gains plus larges dans d'autres secteurs qui émaneraient d'ententes de libre-échange avec l'Europe, de même qu'avec des pays asiatiques.

Le Conference Board fait valoir que le Canada est l'un des seuls membres de l'OCDE qui exporte considérablement plus de produits alimentaires qu'il n'en importe.

Malgré tout, souligne l'organisation, le Canada maintient des barrières tarifaires élevées sur tous les produits laitiers, volailles et oeufs, de même que sur le blé et l'orge.

Le rapport argue que le secteur alimentaire canadien pourrait servir davantage d'économies émergentes et que les consommateurs canadiens pourraient obtenir une variété plus grande de produits à des prix plus bas, si les barrières étaient réduites.

L'agriculture est un point central qui freine la conclusion d'un accord de libre-échange avec l'Union européenne, bien que des sources laissent croire que l'impasse concerne des barrières européennes à l'importation du boeuf et du porc en provenance du Canada. Le Canada aurait accepté de réduire les tarifs sur les exportations de fromage de l'Europe en fonction de la conclusion d'une entente.

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