NOUVELLES

Ordonnance à la MMA: la réponse n'est pas satisfaisante, dit Québec

31/07/2013 06:45 EDT | Actualisé 30/09/2013 05:12 EDT
AFP

Le gouvernement du Québec affirme que les trois compagnies qui ont reçu une ordonnance, lundi, ne se sont pas clairement ou fermement engagées à en respecter les modalités, à savoir décontaminer et réhabiliter les sites et en payer la facture.

Le ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, Yves-François Blanchet, a indiqué mercredi que les avocats du ministère étudient la portée de la réponse envoyée par les compagnies visées par l'ordonnance - Montréal, Maine & Atlantique Canada Cie (MMA), Montréal, Maine & Atlantic Railway Ltd, Western Petroleum Company et World Fuel Services Corporation.

« Il est encore trop tôt pour appréhender les effets concrets de la réponse que nous avons reçue, mais il va sans dire que nous ne considérons pas cette réponse comme étant satisfaisante dans le court terme. Dans tous les cas, l'ordonnance est un moyen qui nous permettra d'assurer que les travaux se rendent à leur terme total et complet, et que les compagnies assumeront le fardeau financier des opérations de restauration à venir. Le centre-ville doit être reconstruit et le retour à la normale doit se faire rapidement, au bénéfice de l'économie de la région et de la qualité de vie des citoyens de Lac-Mégantic », a affirmé le ministre Blanchet.

Le ministre prévient par ailleurs qu'il pourrait se prévaloir de son pouvoir de faire exécuter l'ordonnance aux frais des parties visées et d'en recouvrer les coûts, conformément à l'article 113 de la Loi sur la qualité de l'environnement.

Pas de réponse à la deuxième mise en demeure

Entre-temps, la Ville de Lac-Mégantic affirme n'avoir reçu aucune réponse à la deuxième mise en demeure envoyée à MMA pour payer les frais de nettoyage du site dévasté.

En entrevue à Radio-Canada, Ed Burkhardt, président de la société Rail World, maison-mère de la MMA, a réitéré que les avocats des deux parties étaient en contact et que s'il n'en tenait qu'à lui, il paierait, mais que l'affaire est entre les mains des assureurs, évoquant un « problème juridique ».

M. Burkhardt a par ailleurs réitéré que la faillite est toujours une option envisagée.

INOLTRE SU HUFFPOST

Lac-Mégantic: Messe commémorative en hommage aux victimes