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DSK se fait offrir un poste en Serbie

31/07/2013 03:37 EDT | Actualisé 29/09/2013 05:12 EDT

Le vice-premier ministre serbe, Aleksandar Vucic, a pris contact avec l'ancien directeur général du Fonds Monétaire International (FMI) Dominique Strauss-Kahn pour lui offrir un poste de conseiller financier du gouvernement, après le limogeage de son ministre des Finances.

« Je ne lui ai pas directement parlé mais nous avons évoqué la possibilité de manière générale », a dit mardi soir à Reuters Aleksandar Vucic, qui coordonne la lutte anticorruption dans un gouvernement très chahuté.  

Selon lui, un ressortissant étranger sans lien avec la scène politique locale serait moins susceptible de céder à des tentatives de corruption.

Aleksandar Vucic a ajouté vouloir au moins deux étrangers au service du gouvernement mais a refusé de dire quelle personnalité autre que Dominique Strauss-Kahn avait été approchée, ajoutant que l'affaire serait coûteuse. « Nous avons besoin de ces gens qui en savent plus que nous et dont nous pouvons apprendre beaucoup », a-t-il dit mercredi à des journalistes.

Milivoje Mihajlovic, un porte-parole du gouvernement serbe, s'est refusé à tout commentaire.

Dans l'entourage de « DSK », on souligne que l'ancien directeur général du FMI ne s'est « rien vu proposer » par le gouvernement de Belgrade.

Dans un entretien à la chaîne russe Rossia 24, Dominique Strauss-Kahn a déclaré que la politique était du passé pour lui.

« La réalité c'est que j'ai fait pour ma part quelques erreurs, c'est le moins qu'on puisse dire, et que la façon dont les choses se sont passées, m'ont effectivement écarté de l'élection présidentielle française. Mais pour moi c'est maintenant derrière moi », a-t-il dit.

« Aujourd'hui j'oeuvre en tant que conseiller de gouvernements et de grandes entreprises dans de nombreux pays, dans tous les coins du monde : en Russie, en Afrique, en Amérique latine », a-t-il ajouté.

Dominique Strauss-Kahn a été renvoyé vendredi dernier en correctionnelle pour « proxénétisme aggravé en réunion » dans l'affaire dite du Carlton, des parties fines qui ont eu lieu à Paris et Washington.

L'ancien directeur général du Fonds monétaire international encourt dix ans de prison et 1,5 million d'euros d'amende au terme du procès qui pourrait se tenir dans environ un an.

Ses défenseurs considèrent que le dossier est vide et se retranchent derrière le droit au libertinage.

L'ancien « patron » du FMI avait amorcé récemment un retour à la vie publique, se montrant au tournoi de tennis de Roland-Garros, en montant les marches du Festival de Cannes, en s'affichant avec sa nouvelle compagne et en étant auditionné au Sénat sur la crise financière.

Il donne des conférences rémunérées et est conseiller de grandes entreprises dans plusieurs pays.

Reuters

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