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Dernière tentative des avocats de Berlusconi pour faire annuler sa condamnation

31/07/2013 12:49 EDT | Actualisé 30/09/2013 05:12 EDT

ROME - L'équipe de défense de Silvio Berlusconi a présenté mercredi ses arguments finaux devant le plus haut tribunal italien, dans une tentative de faire renverser sa condamnation pour fraude fiscale qui pourrait le forcer à suspendre à sa carrière politique.

La décision, hautement attendue, pourrait également affaiblir la coalition déjà fragile du premier ministre Enrico Letta, qui peine à faire adopter des mesures pour sortir l'Italie de la récession.

La décision devrait être rendue jeudi.

M. Berlusconi a appelé ses partisans à ne pas laisser la décision de la justice interférer avec les activités du gouvernement, mais les analystes soulignent que la situation est instable. Des députés de centre-droit ont déjà ralenti les travaux du Parlement pour protester contre la décision de la cour d'entendre le dossier en juillet plutôt qu'à l'automne.

En octobre, Silvio Berlusconi et trois autres personnes ont été condamnés pour fraude fiscale, en lien avec l'achat de droits de diffusion pour Mediaset, l'empire médiatique de l'ancien chef du gouvernement. M. Berlusconi a été condamné à quatre ans de prison et à une exclusion des fonctions publiques pendant cinq ans, une décision qui a été confirmée en appel.

Si le plus haut tribunal du pays décide de maintenir sa condamnation, M. Berlusconi perdra son siège au Sénat et ne pourra se porter candidat aux élections pendant la durée de son exclusion des fonctions publiques.

Le procureur de l'État a recommandé mardi de raccourcir son exclusion de la vie publique à trois ans. L'un des avocats de M. Berlusconi, Franco Coppi, a déclaré devant les journalistes que cela prouvait «l'erreur flagrante» de la peine qui lui a été imposée.

L'équipe de défense de M. Berlusconi, composée de M. Coppi, un expert des procédures d'appel, et de Niccolo Ghedini, un avocat qui le défend depuis plusieurs années, a livré mercredi un plaidoyer final de deux heures et demie.

À un certain moment, le juge en chef, Antonio Esposito, a semblé s'impatienter face au long argumentaire des avocats. «Nous avons déjà lu tout ça», a-t-il lancé à l'équipe de la défense.

À la fin du plaidoyer, le juge a annoncé qu'il reportait les délibérations au lendemain, à cause de l'heure tardive et de l'importance du dossier.

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