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Montréal, ville bilingue? Précisions des candidats à la mairie

30/07/2013 06:54 EDT | Actualisé 29/09/2013 05:12 EDT

Le candidat à la mairie de Montréal, Marcel Côté, aura provoqué bien malgré lui, un débat sur la langue à Montréal. Il a dû préciser sa pensée après avoir déclaré lors d'une entrevue à CJAD que Montréal était une ville bilingue.

Il s'est vite repris pour dire que Montréal est une ville francophone, mais qu'elle peut s'adapter quand les gens demandent à être servis en anglais.

« Si le français est la langue commune, on commence en français. Si on voit que cette personne est anglophone, on devrait normalement lui donner ses services en anglais. Mais, le français est la langue commune », précise-t-il.

Richard Bergeron, de Projet Montréal, s'est fait un plaisir de rappeler à Marcel Côté que l'article 1 de la charte de Montréal stipule que Montréal est une ville francophone. Il pense qu'il n'y a qu'un seul des 19 arrondissements de Montréal qui peut offrir des services bilingues, Pierrefonds-Roxboro, qui a d'ailleurs un statut bilingue reconnu.

« La Ville de Montréal donne des services en anglais sur demande. Je ne vois pas ce qu'il y a à changer à cette situation », dit-il.

Denis Coderre, lui, est plus flexible en disant que si la ville peut servir ses citoyens dans d'autres langues, elle doit le faire.

« Moi, je n'ai pas de problème à donner des services en anglais et en français, là où le nombre le justifie ».

Le Mouvement Québec français avait promis de faire de la langue un enjeu de la campagne électorale, il semble que ce soit bien parti.

Le président du mouvement, Mario Beaulieu, a repris Denis Coderre en disant qu'il faut d'abord offrir le service en français. Si la communauté anglophone veut être servie en anglais, ça va, assure-t-il. Mais il faut d'abord les servir en français.

« Les services municipaux doivent être en français avec des mesures d'exception pour la minorité historique anglophone. Mais, on n'a aucune responsabilité de donner des services en anglais aux nouveaux arrivants, au contraire », déclare M. Beaulieu.

Le débat est donc lancé, comme le souhaitait le Mouvement Québec français, mais juste un peu plus tôt que prévu.

D'après le reportage de François Cormier

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