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Les Espagnols rendent hommage aux victimes du déraillement meurtrier

29/07/2013 06:35 EDT | Actualisé 28/09/2013 05:12 EDT

SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE, Espagne - Des membres de la famille royale espagnole et des personnalités politiques se sont joints à des centaines de personnes, lundi, dans la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, pour rendre hommage aux 79 personnes tuées dans le déraillement de train de la semaine dernière.

Pendant ce temps, les enquêteurs se préparaient à examiner le contenu de la «boîte noire» du train pour tenter de comprendre le pire désastre ferroviaire à frapper le pays depuis des décennies.

Le conducteur du train, José Garzon Amo, fait face à plusieurs accusations d'homicide par imprudence. L'enquête se concentre de plus en plus sur le conducteur, et sur le fait que le train n'a pas freiné comme il aurait dû en approchant d'une courbe très risquée.

Les données contenues dans la «boîte noire» devraient permettre de comprendre si le train a subi une défaillance mécanique ou technique. Les experts commenceront à l'examiner mardi, sous les instructions du juge Luis Alaez, a indiqué une porte-parole de la justice espagnole sous le couvert de l'anonymat, conformément aux politiques en vigueur.

Le conducteur du train a été mis en accusation dimanche soir par le juge Alaez, et il a ensuite été libéré sans cautionnement. Il a quitté le tribunal à bord d'un véhicule de la police, vers une destination qui n'a pas été divulguée.

Plusieurs quotidiens espagnols, dont le prestigieux «El Pais», ont rapporté lundi que le conducteur avait admis au juge que le train circulait trop rapidement, et qu'il avait brièvement détourné son attention. Une porte-parole du tribunal a refusé de commenter.

La porte-parole a toutefois révélé, sous le couvert de l'anonymat, que le téléphone portable du conducteur avait été examiné. Au moins une photo de presse montrait le conducteur parlant au téléphone peu après le déraillement. Plusieurs médias ont rapporté que José Garzon Amo avait déclaré par téléphone aux contrôleurs ferroviaires qu'il roulait trop vite.

Selon les autorités, 70 personnes blessées dans le déraillement étaient toujours hospitalisées lundi, dont 22 dans un état critique.

Le prince héritier Felipe, sa femme, la princesse Letizia, et sa soeur, la princesse Elena, ont assisté lundi à la cérémonie commémorative dans la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, en compagnie du premier ministre Mariano Rajoy et de plusieurs autres politiciens.

«Nous avons tous souffert», a déclaré l'archevêque Julian Barrio, qualifiant la tragédie de «coup dévastateur».

Après la cérémonie d'une heure, les membres de la famille royale ont fait l'accolade aux proches de victimes assis dans les premières rangées de la cathédrale.

Des centaines de personnes étaient massées à l'extérieur, où un écran géant diffusait la cérémonie. Des bouquets de fleurs, des bougies et des messages ornaient les grilles de fer de la cathédrale, et des rubans noirs de deuil avaient été installés à travers la ville.

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