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Italie: au moins 39 morts dans l'accident spectaculaire d'un autocar de pèlerins (PHOTOS)

28/07/2013 10:45 EDT | Actualisé 28/09/2013 05:12 EDT
AP

Au moins 38 personnes sont mortes et une dizaine ont été grièvement blessées dimanche soir dans le spectaculaire accident d'un autocar transportant des pèlerins près d'Avellino, dans la région de Naples.

Selon le bilan officiel de la police de la route, le bilan s'élève pour le moment à 38 morts et 10 blessés parmi les passagers, auxquels viennent s'ajouter neuf blessés légers parmi les occupants de véhicules percutés par le car avant sa chute mortelle. Auparavant, le ministre italien des Transports Maurizio Lupi avait pour sa part évoqué un bilan de 39 morts.

Il s'agit d'un des accidents de car les plus meurtriers en Europe ces dernières années. Le dernier, en mars 2012 en Suisse, avait fait 28 morts dont 22 enfants.

L'autocar, qui a effectué un véritable vol plané depuis un pont routier, transportait 48 passagers dont de nombreux enfants, tous originaires de la province de Naples. Ils revenaient d'un pèlerinage à Pietrelcina, la ville natale de Padre Pio, un prêtre italien canonisé en 2002 et vénéré dans le sud de l'Italie.

Là où le car s'est écrasé régnait lundi matin un spectacle de désolation: une dizaine de sièges jaunes à motifs bleus maculés de sang, une tong, un chapeau, des chaussures, une peluche... Quelqu'un a déjà installé une petite croix entourée de fleurs sur le lieu du drame.

C'est un "moment très triste pour l'Italie", a réagi le premier ministre italien Enrico Letta, en visite à Athènes. Avant d'entamer son intervention lors d'une conférence sur l'Europe et la crise, il a observé une minute de silence en hommage aux victimes.

"La tragédie touche profondément notre patrie (...), elle restera une très profonde plaie", a ensuite ajouté M. Letta en expimant son soutien aux familles des victimes, à l'issue d'un entretien avec son homologue grec Antonis Samaras.

Le président de la République Giorgio Napolitano a dénoncé de son côté "une tragédie inacceptable" qui incite "tous, institutions comme citoyens, à un engagement plus tenace en faveur de la sécurité routière".

Le parquet d'Avellino a ouvert une enquête pour "homicides involontaires". Selon l'agence Ansa, l'enquête portera non seulement sur l'éventuelle responsabilité du chauffeur du bus, mort dans l'accident, mais aussi sur l'état du véhicule et la qualité de la barrière de protection défoncée par l'autocar pendant sa course folle.

La police routière a déjà saisi les documents du véhicule au siège de la société de transport, Mondotravel, à laquelle appartenait l'autocar.

Parallèlement, des examens seront effectués sur le corps du chauffeur pour vérifier si ce dernier avait pris des drogues ou de l'alcool.

L'accident s'est produit sur un viaduc de l'autoroute A16 Naples-Bari dans la zone de Monteforte Irpino, province d'Avellino, à une cinquantaine de km à l'est de Naples.

L'autocar - un gros bus de tourisme - est arrivé à vive allure sur une zone en descente, en dépit de nombreux panneaux de limitation de vitesse, et a percuté les véhicules devant lui, provoquant un énorme carambolage: le photographe de l'AFP a dénombré au moins sept ou huit voitures encastrées les unes dans les autres. Puis l'autocar a défoncé le rail de sécurité du viaduc sur plusieurs mètres et plongé dans des broussailles quelque 30 mètres plus bas. Plusieurs passagers ont été éjectés du véhicule.

Lundi matin les secours s'activaient encore, notamment pour évacuer avec des dépanneuses les carcasses des véhicules percutés, ont constaté sur place deux journalistes de l'AFP. Le bus coupé en deux a été enlevé dans la matinée.

Selon des témoins, le car, qui rentrait à Naples, pourrait avoir eu des problèmes de frein. Des journalistes locaux évoquent d'autres hypothèses, parmi lesquelles un endormissement du chauffeur ou l'éclatement d'un pneu.

Une survivante, citée par son oncle qui l'a rencontrée brièvement dans un hôpital, affirme qu'un des pneus du bus a explosé et que le chauffeur n'a pas réussi à maîtriser le véhicule.

Selon la police routière, il n'y a pas de trace de freinage du bus à l'endroit où l'accident s'est produit.

Le passage en descente où la tragédie s'est déroulée est particulièrement dangereux et plusieurs accidents graves s'y sont produits par le passé.

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