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Guay garde espoir

29/07/2013 07:53 EDT | Actualisé 28/09/2013 05:12 EDT

Le skieur Erik Guay n'a jamais remporté de médaille olympique. À 32 ans, Sotchi pourrait bien être sa dernière chance.

Voilà qu'une opération imprévue au genou gauche vient brouiller les cartes. Des skis aux béquilles, l'été d'Erik Guay a pris une piste inattendue.

« J'ai comme fait une minidépression. Ce n'était même plus dans ma tête. J'étais en salle à temps plein, je faisais des poids, tout allait bien », a expliqué le principal intéressé.

Une blessure qui refait surface

Guay avait oublié sa blessure au genou gauche, subie en fin de saison, à Kvitfjell en Norvège.

Le premier diagnostic n'avait rien révélé de grave. Mais au deuxième camp d'été de l'équipe canadienne, il y a dix jours, à Zermatt en Suisse, la douleur est réapparue.

« Dès la première descente, je l'ai sentie. La piste était facile, elle était plate avec une belle neige. Je savais que si je ressentais de la douleur dans ces conditions, j'allais avoir mal quand ce serait une piste à pic et glacée »,

Le vrai diagnostic est tombé, des dommages à un cartilage et surtout, une contusion à l'os fémoral.

« Si j'avais su dès le début c'était quoi le problème avec mon genou, eh bien je serais de nouveau en neige et apte à skier. »

Mais le voilà plutôt en gymnase avec les Jeux olympiques dans moins de 200 jours, dont les 90 prochains seront consacrés à la réadaptation, sous la supervision du préparateur Scott Livingston.

Guay ratera au moins deux autres camps d'Équipe Canada sur les pentes. Pas de neige veut aussi dire pas de familiarisation avec le nouvel équipement.

Une montagne de plus à grimper pour celui qui a plutôt l'habitude de les descendre.

« Je vais être un peu rouillé quand j'embarquerai à nouveau sur mes skis, mais j'ai quand même 12 ans d'expérience en Coupe du monde, j'espère rembarquer assez vite et sans problème », a-t-il ajouté.

Les mêmes objectifs

Le Québécois a dans sa mire les Jeux olympiques et le record canadien de 20 podiums en Coupe du monde, détenu par Steve Podborski.

« C'est le plan. J'ai plein d'objectifs cette année. Il me manque un podium, peut-être deux, ce serait l'idéal. Après ça, ce sont les Jeux olympiques. Si j'y vais c'est pour des médailles, pas pour m'amuser. »

Mais d'ici Sotchi, c'est le gymnase... et la famille.

« J'essaie toujours de trouver le positif. Je vais passer un peu plus de temps avec ma femme et mes deux petites filles. Au moins, au Québec, il fait beau et chaud. C'est à peu près tout ce que je peux trouver de positif là-dedans », conclut le natif de Montréal.

D'après un reportage d'Olivier Arbour-Masse.

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