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Futur campus d'Outremont : l'UdeM critiquée 

29/07/2013 05:15 EDT | Actualisé 28/09/2013 05:12 EDT

Ce qui n'est encore qu'un terrain vague, là où se tenait l'ancienne gare de triage d'Outremont, va devenir, d'ici 2018, un campus de l'Université de Montréal.

Mais l'université est très critiquée, après la publication du rapport sur les consultations publiques à propos du plan de développement du secteur.

Le document répond aux inquiétudes de plusieurs groupes communautaires, notamment sur la question du logement social, mais souligne aussi l'absence de l'Université de Montréal dans le processus de développement. Ainsi, quand on regarde les plans, on constate qu'un chemin de fer empêche de se rendre vers le nord. Il faudrait donc, par exemple, construire des passages pour piétons et cyclistes. Il faudrait également ouvrir des rues, notamment vers l'est, pour que les voitures circulent plus librement.

« On pense que cet arrimage-là, entre l'Université et le milieu, et le secteur, reste à faire, et là théoriquement, tout le monde est pour, mais il y a peu de gestes qui ont été posés », affirme le secrétaire général de l'Office de consultation publique de Montréal, Luc Doray. « Les citoyens ont fait preuve d'une grande participation, d'une grande volonté de développer le quartier. Mais on a, disons, senti une volonté théorique réelle, mais pratique peut-être moins développée, moins déployée de la part de l'Université de Montréal », ajoute-t-il..

« C'est sûr que l'attitude de l'Université de Montréal est décevante, d'autant plus qu'elle est déjà présente dans Parc-Extension. Nous, on préconise qu'il y ait un accord de bénéfices communautaires entre l'université et le milieu, pour favoriser l'embauche locale, qu'il y ait des projets de stages ou de collaboration avec le milieu », déclare de son côté André Trépanier, du Comité d'action de Parc-Extension.

Le porte-parole de l'institution Mathieu Filion défend l'Université : « Ce pavillon-là va ouvrir dans cinq ans, donc il y  a cinq ans entre maintenant et l'ouverture, où plusieurs ententes pourraient être signées, il faut les développer d'ici là. (...) Depuis le début du processus, l'Université de Montréal a toujours été là. On a participé à toutes les consultations publiques, on a organisé nous-mêmes des consultations publiques pour parler avec les gens du milieu. Et aujourd'hui, ce qu'on dit, c'est qu'on est prêt à développer des choses mais faut attendre aussi ».

La Ville de Montréal, elle, devrait réagir la semaine prochaine, après la réunion du comité exécutif.

D'après les reportages de David Savoie et François Cormier.

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