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Annulation de centrales au gaz: les libéraux ontariens sont dans l'embarras

29/07/2013 05:20 EDT | Actualisé 28/09/2013 05:12 EDT

TORONTO - Les partis d'opposition en Ontario soutiennent que de hauts responsables du cabinet de l'ex-premier ministre libéral Dalton McGuinty ont conspiré pour faire pression sur le président de l'Assemblée législative afin qu'il modifie son jugement préliminaire qui reconnaissait le gouvernement de son parti coupable d'outrage au Parlement.

Les progressistes-conservateurs et les néo-démocrates affirment que les plus récents courriels révélés à propos de la construction annulée de deux centrales au gaz démontrent que les libéraux ont tenté de convaincre Dave Levac de modifier son jugement préliminaire.

Le président libéral de la Chambre avait reconnu le ministre de l'Énergie d'alors, Chris Bentley, coupable d'outrage au Parlement pour ne pas avoir divulgué tous les documents portant sur les projets énergétiques de son gouvernement.

Les progressistes-conservateurs parlent d'un comportement «inacceptable» dans une démocratie; les néo-démocrates, eux, clament que les libéraux gouvernent comme s'ils n'avaient pas besoin de suivre les mêmes règles que les autres.

Un courriel du directeur de campagne libéral Don Guy indique clairement en septembre 2012 que le parti voulait faire renverser le jugement.

Lundi, M. Guy a toutefois indiqué qu'il ne cherchait en fait qu'à «éviter la tenue d'autres élections inutiles à 150 millions $», un an seulement après les précédentes élections générales de 2011.

Le vétéran libéral s'est par ailleurs excusé lundi sur Twitter auprès d'un journaliste qu'il qualifie de «(...) de menteur» dans un des courriels dévoilés récemment.

Le président Levac n'a pas répondu aux demandes de commentaires, lundi, mais il semble avoir ignoré les tentatives visant à le faire changer d'avis.

La décision des libéraux d'annuler la construction de centrales au gaz prévues à Oakville et à Mississauga a coûté au moins 585 millions $, dans le cadre de ce que l'opposition a décrit comme une onéreuse tentative visant à conserver des sièges avant les élections de 2011.

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