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Syrie: l'opposition dénonce l'exécution de nombreux soldats gouvernementaux

28/07/2013 09:33 EDT | Actualisé 27/09/2013 05:12 EDT

AMMAN, Jordanie - Le principal groupe d'opposition syrien en exil a condamné dimanche l'exécution présumée de nombreux soldats gouvernementaux par des rebelles dans un village du nord de la Syrie, plus tôt cette semaine.

La Coalition nationale syrienne, sise en Turquie, a déclaré par communiqué qu'elle mettait sur pied une commission d'enquête pour faire la lumière sur l'incident survenu à Khan al-Assal.

Des militants syriens affirment que des rebelles ont tué 150 soldats gouvernementaux, dont certains qui s'étaient rendus, lundi et mardi dans ce village situé à l'extérieur d'Alep, la plus grande ville du pays.

Selon les médias d'État, 123 civils et militaires ont été tués dans le cadre d'un «massacre», et d'autres sont toujours portés disparus.

La Coalition nationale syrienne a assuré que «les responsables répondront de leurs actes».

Au dire de la coalition, les premières informations indiquent que des «groupes armés» non-affiliés à la principale coalition rebelle étaient impliqués. Le regroupement n'a pas élaboré sur la question, mais le front al-Nosra, lié à al-Qaïda, a fait savoir que ses combattants avaient participé à la bataille.

Dans une déclaration séparée, la coalition a pressé l'Égypte de «relâcher immédiatement» des dizaines de Syriens qui auraient été arrêtés la semaine dernière pour avoir violé les normes de résidence temporaire.

Selon le groupe, la police égyptienne a arrêté au moins 72 Syriens et neuf garçons à des points de contrôle sur des routes principales du Caire. Certains disposaient de visas valides ou de permis de résidence, mais ont été arrêtés parce qu'«ils ne disposaient pas de permis de résidence», a dit la coalition.

Toujours selon cette dernière, les arrestations sont survenues quelques jours après que les normes concernant l'entrée des Syriens en Égypte eurent été modifiées. Depuis le 8 juillet, les Syriens doivent obtenir des visas d'entrée et une autorisation de sécurité avant de pouvoir entrer au pays.

La coalition a demandé au gouvernement égyptien de ne pas déporter ces individus, soutenant que Le Caire avait un «devoir éthique et humanitaire de protéger le peuple syrien fuyant la tyrannie» de leur pays d'origine.

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