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Le cabinet israélien approuve la libération de prisonniers palestiniens

28/07/2013 03:48 EDT | Actualisé 27/09/2013 05:12 EDT

Le gouvernement israélien a approuvé dimanche la libération de prisonniers palestiniens, selon la radio publique, deux jours avant la reprise annoncée des négociations de paix directes avec les Palestiniens gelées depuis trois ans.

Le conseil des ministres a adopté un texte prévoyant la libération de 104 prisonniers palestiniens détenus en Israël, par 13 votes pour, 7 votes contre et 2 absentions, a indiqué la radio.

"Le gouvernement a approuvé l'ouverture de négociations diplomatiques entre Israël et les Palestiniens et (...) la formation d'un comité ministériel en charge de la libération de prisonniers palestiniens dans le cadre des négociations", a indiqué un communiqué du bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, précisant que ce dernier présiderait le comité.

Les services de M. Netanyahu n'ont pas précisé le nombre ni l'identité des prisonniers qui seraient libérés.

L'Autorité palestinienne a immédiatement salué la décision israélienne.

"Nous estimons qu'il s'agit d'une étape importante et espérons pouvoir saisir l'opportunité fournie par les efforts de l'administration américaine pour parvenir à un accord de paix durable et juste", a déclaré à l'AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat.

Le feu vert du cabinet israélien est intervenu après plusieurs heures de délibérations en raison de l'opposition farouche aux libérations de prisonniers exprimée par plusieurs ministres, se faisant l'écho d'une bonne partie de l'opinion publique israélienne.

La liste de détenus concernés inclurait des meurtriers de femmes et d'enfants israéliens ainsi que des détenus ayant tué des Palestiniens soupçonnés d'avoir collaboré avec Israël, selon les médias.

"Il y a des moments où on doit prendre des décisions difficiles pour le bien du pays et c'est un de ces moments", a déclaré M. Netanyahu à ses ministres en ouverture de la réunion du cabinet, selon son bureau.

Le ministre palestinien des Prisonniers, Issa Qaraqaë, s'est réjouit d'un "accomplissement important" pour les prisonniers palestiniens.

Il a précisé que les libérations devraient commencer trois semaines après le début des négociations, et se dérouler par étapes.

Un responsable palestinien a déclaré samedi à l'AFP que les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens devaient reprendre mardi prochain à Washington.

Israël n'a pas encore confirmé officiellement leur reprise mais jeudi, le ministre israélien du Développement régional, Sylvan Shalom, avait affirmé que les négociations reprendraient probablement mardi.

Avant d'approuver la libération de prisonniers palestiniens, le Conseil des ministres avait adopté un projet de loi prévoyant un référendum en cas d'accord de paix avec les Palestiniens.

Selon un communiqué de ses services, M. Netanyahu a jugé "important que, pour de telles décisions historiques, chaque citoyen vote directement".

Le gouvernement a dit qu'il demanderait au Parlement de se prononcer rapidement sur ce texte. Selon les médias, il pourrait être présenté cette semaine pour une première lecture.

Le référendum deviendrait ainsi la dernière étape nécessaire pour entériner un éventuel accord de paix, après l'approbation du gouvernement puis celle du Parlement.

Ce projet de loi est vu comme un geste envers les ministres de droite qui appréhendent les concessions qui pourraient être demandées à Israël lors des négociations. Ils craignent la cession de territoires sous contrôle israélien, comme Jérusalem-Est, sur une simple décision du cabinet, alors que nombre d'Israéliens y sont opposés.

Selon le responsable palestinien qui a requis l'anonymat, des responsables américains seront présents mardi aux négociations qui seront dirigées côté palestinien par le négociateur en chef Saëb Erakat et côté israélien par la ministre de la Justice Tzipi Livni.

A l'issue de son sixième voyage dans la région, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait annoncé la semaine dernière un accord pour une reprise prochaine des pourparlers de paix gelés depuis septembre 2010.

Les dernières négociations de paix avaient rapidement tourné court en raison de la poursuite de la colonisation israélienne à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

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