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Egypte: le pouvoir menace d'être ferme en cas manifestation non pacifique

28/07/2013 04:24 EDT | Actualisé 27/09/2013 05:12 EDT

Les autorités transitoires égyptiennes ont menacé dimanche de prendre des "mesures décisives et fermes" contre les manifestants qui réclament le retour du président islamiste destitué Mohamed Morsi en cas de "dépassement de leur droit d'expression".

Le Conseil de défense nationale, présidé par le chef de l'Etat par intérim Adly Mansour, et où siège le ministre de la Défense et chef de l'armée, Abdel Fattah al-Sissi, a promis des "décisions et mesures décisives et fermes" si les manifestants "outrepassent leur droit à l'expression pacifique et responsable de leur opinion", selon un communiqué officiel.

Le Conseil a sommé les pro-Morsi qui campent sur deux sites au Caire d'"annoncer immédiatement renoncer clairement et définitivement à la violence sous toutes ses formes, et arrêter immédiatement la violence, le terrorisme et les agressions, en paroles ou en actes, contre les citoyens".

Il rappelle les manifestations massives de vendredi réclamées par le général Sissi pour lui "donner mandat d'en finir avec le terrorisme", affirmant que "le grand peuple égyptien est sorti dans tous les gouvernorats pour confirmer sans laisser le moindre doute son refus du terrorisme et de la violence aveugle, des discours de haine et d'incitation à la haine".

Les autorités transitoires ont multiplié dimanche les messages de fermeté à l'intention des partisans de Mohamed Morsi, toujours mobilisés pour obtenir son retour, au lendemain de la mort de 72 manifestants dans des affrontements avec la police.

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