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Pyongyang célèbre le 60e anniversaire de la fin de la guerre de Corée

27/07/2013 01:50 EDT | Actualisé 25/09/2013 05:12 EDT

La Corée du Nord a commémoré samedi le 60e anniversaire de l'armistice de Panmunjom et la fin de la guerre de Corée par un gigantesque défilé militaire célébrant la « victoire dans la grande guerre de libération patriotique ».

Le numéro un nord-coréen Kim Jong-un a assisté aux cérémonies sur la grande place Kim-Il-Sung de Pyongyang en compagnie du vice-président chinois Li Yuanchao. Des milliers de soldats ont marché devant eux au pas de l'oie.

Choe Ryong-hae, principal conseiller militaire de Kim et directeur du département politique d'une armée forte de 1,2 million d'hommes, a déclaré dans un discours que la paix était la principale priorité nationale de la Corée du Nord et que son armée était là pour prémunir le pays de toute invasion.

« Pour nous qui avons pour tâche primordiale de bâtir une économie et d'améliorer la vie de la population, un environnement pacifique est plus important que jamais », a-t-il dit.

La rhétorique belliciste souvent employée par Pyongyang dans ses commentaires officiels était absente de ses propos, et Choe Ryong-hae n'a pas fait allusion au programme nucléaire nord-coréen ni qualifié les États-Unis d'ennemi juré, comme c'est fréquemment le cas.

À la tribune, outre Kim Jong-un et Li Yuanchao, Jang Song-thaek, l'oncle de Kim, considéré comme le deuxième homme le plus puissant du pays, a lui aussi observé l'arsenal déployé par l'armée, dont le nouveau missile de moyenne portée Musudan.

Des avions de chasse et de gros hélicoptères de combat ont survolé la place remplie de dizaines de milliers de soldats et d'anciens combattants nord-coréens ou étrangers de la guerre de 1950-53.

Le conflit a cessé grâce à l'armistice de Panmunjom, mais les deux Corées restent techniquement en état de guerre.

L'agence chinoise Chine nouvelle, dans un éditorial diffusé samedi, a estimé qu'il était temps que toutes les parties cherchent à obtenir une fin permanente des hostilités, tout en soulignant que la Corée du Nord devait se montrer à la hauteur de ses responsabilités.

« Pour ce qui concerne Pyongyang, les préoccupations en matière de sécurité sont compréhensibles et il faut y répondre correctement, mais il est inutile d'enfreindre les résolutions du Conseil de sécurité », écrit l'agence.

La Corée du Nord est soumise à des sanctions des Nations unies en raison de ses activités nucléaires militaires.

Le Sud se rappelle aussi

À Séoul, des anciens combattants de 16 pays ont marqué l'événement eux aussi, mais plus discrètement.

« Au cours de ces 60 dernières années, une paix incertaine qui peut être brisée à tout moment a été maintenue », a déclaré la présidente sud-coréenne Park Geun-hye. La guerre a été suspendue et nous sommes au milieu de la trêve la plus longue de l'Histoire. »

En 1950, les États-Unis, leurs alliés occidentaux et les Nations unies envoient des troupes pour répliquer à l'invasion du Sud par les troupes du Nord, épaulées par les forces soviétiques.

Les Occidentaux sont sur le point d'anéantir l'armée de Kim Il-sung quand la Chine intervient aux côtes de Pyongyang.

Le 27 juillet 1953, les commandants de Corée du Nord, de Chine et des États-Unis signent l'armistice qui découpe la péninsule en deux parties séparées par le 38e parallèle, où sera installée une zone démilitarisée.

Reuters

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