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Luc Beauregard, fondateur du cabinet de relations publiques National, est décédé

27/07/2013 09:44 EDT | Actualisé 26/09/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Luc Beauregard, qui a fondé le cabinet de relations publiques National au milieu des années 70 et a contribué à en faire la plus grande firme conseil de relations publiques au Canada, est décédé vendredi. Il était âgé de 71 ans. Selon divers médias, M. Beauregard a succombé à un cancer du poumon.

Né à Montréal en 1941, Luc Beauregard y a fait ses études, décrochant un diplôme du Collège Stanislas, un établissement d'enseignement du réseau des lycées français, implanté à Montréal, selon ce que rapporte une exhaustive biographie publiée sur le site internet de la Société canadienne des relations publiques (SCRP), dont il a été président du conseil national, en 1984.

M. Beauregard fera toutefois ses premiers pas dans le domaine du journalisme, étant nommé chroniqueur parlementaire à Ottawa et chef des nouvelles locales à La Presse, entre 1961 et 1968.

C'est à Ottawa, durant les années 60, qu'il trempe pour la première fois dans le secteur des relations publiques, alors qu'il prend part à un groupe de travail sur l'information gouvernementale, pour le compte du gouvernement fédéral, durant les premières années de l'ère de Pierre Elliott Trudeau. Plus tard, il deviendra attaché de presse du ministre québécois de l'Éducation.

En 1970, il créé avec deux partenaires son propre cabinet de relations publiques, mais trois ans plus tard, il retournera dans le secteur des médias pour occuper les fonctions de président et éditeur du Montréal-Matin, que venait d'acheter Power Corporation.

Mais sa passion des relations publiques est plus forte que tout, et en 1976, il fonde une autre petite firme de relations publiques qui allait devenir le Cabinet de relations publiques National, une société qui emploie aujourd'hui quelque 350 personnes dans ses bureaux de plusieurs grandes villes canadiennes et ailleurs dans le monde. Aujourd'hui, National fait partie d'une société encore plus grande, RES PUBLICA.

«À mon avis, les journalistes regardent ce qui se passe dans les gradins; moi je voulais être sur la patinoire», a-t-il déjà dit, pour expliquer son choix professionnel.

Au fil de sa longue carrière, Luc Beauregard a siégé au sein de nombreux conseils d'administration et occupé la présidence de plusieurs organismes professionnels, notamment le Collège des Fellows de la SCRP (2000 à 2007), le Canadian Public Relations Consultants Institute (1979), et le North American Public Relations Council (1985).

M. Beauregard a amassé une multitude d'honneurs au fil des ans. Il s'est notamment vu remettre le prix de réalisations exceptionnelles de la SCRP (2007), le prix Philip A. Novikoff de la SCRP (1996), le prix du président de la Société des relationnistes du Québec (1986), en plus d'être nommé PR Executive of the Year, en 1986.

Mais de son propre aveu, selon sa biographie disponible sur le site du SCRP, sa plus grande réussite personnelle aura été sa nomination au sein de l'Ordre du Canada, un honneur qui lui a été décerné en 1996 pour ses réalisations en communication mais aussi pour son important engagement communautaire.

«Je considère que ma plus grande réalisation n'est pas nécessairement le travail que j'ai fait pour mes clients, mais plutôt comment j'ai pu regrouper un aussi grand nombre de professionnels des relations publiques qui travaillent ensemble sous la bannière National», a-t-il aussi déjà confié.

«Nous avons bâti notre firme en allant constamment chercher les meilleures personnes.»

En juin dernier, M. Beauregard s'est vu conférer le titre de chevalier de l'Ordre national du Québec, la plus haute distinction honorifique de la province, «pour son remarquable parcours et sa contribution au domaine de la communication et des relations publiques».

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