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L'armée syrienne reprend une mosquée historique tenue par les rebelles à Homs

27/07/2013 02:24 EDT | Actualisé 26/09/2013 05:12 EDT

DAMAS, Syrie - Les forces gouvernementales syriennes ont capturé une mosquée historique dans la ville de Homs, samedi, chassant les rebelles qui contrôlaient cet immeuble datant du XIIIe siècle depuis plus d'un an. Ce faisant, l'armée a porté un coup symbolique aux forces d'opposition, ont affirmé des médias d'État.

L'agence de presse officielle SANA a cité un responsable militaire, qui affirme que les soldats ont pris le contrôle de la mosquée Khalid Ibn al-Walid dans le quartier chaudement disputé de Khaldiyeh.

Après avoir repris la ville stratégique de Qoussair près de la frontière libanaise, le mois dernier, les troupes gouvernementales ont lancé une offensive contre les zones rebelles autour de Homs, la troisième plus grande ville du pays, à la fin juin. Elles ont progressé dans Khaldiyeh et d'autres quartiers dans la Vieille ville qui était occupés par l'opposition depuis 2011.

La mosquée était un symbole pour les rebelles dans la ville qui a été baptisée «capitale de la révolution». Lundi, le gouvernement a bombardé la mosquée, endommageant la tombe d'un personnage important de l'islam. Cinq jours plus tard, le bâtiment tombait.

Selon un militant de Homs, disant s'appeler Abu Bilal, les forces du régime contrôlent désormais plus de 60 pour cent de Khaldiyeh.

«La situation évolue très vite dans Khaldiyeh», a-t-il déclaré à l'Associated Press. Il a ajouté n'avoir aucun autre détail supplémentaire de la part des commandants rebelles locaux.

En plus de sa valeur symbolique, Homs est également une place forte géographique en Syrie. La principale autoroute partant de Damas vers le nord et la région côtière, bastion de la secte alaouite du président Bachar al-Assad, passe par Homs.

Plus tôt dans la journée, les médias d'État syriens ont indiqué que les discussions entre le gouvernement syrien et une délégation onusienne chargée d'enquêter sur les allégations d'utilisation d'armes chimiques avaient «résulté en une entente sur la façon de faire progresser les choses».

Le gouvernement al-Assad a invité, plus tôt ce mois-ci, une équipe de l'ONU à visiter Damas, après avoir exigé que l'organisme international enquête sur une présumée attaque chimique dans le nord du pays.

Plus de 100 000 personnes ont été tuées dans le cadre du conflit, selon la plus récente estimation des Nations unies.

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