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Une ex-employée témoigne contre le propriétaire du centre commercial Algo

26/07/2013 01:39 EDT | Actualisé 25/09/2013 05:12 EDT

ELLIOT LAKE, Ont. - Une ancienne gérante du centre commercial Algo a accusé le propriétaire d'être «un employeur tyran dépourvu d'éthique» et un «propriétaire louche» vendredi, lors de la commission d'enquête publique sur l'effondrement mortel du centre commercial.

Dans sa lettre de démission déposée à la commission, Henri Laroue énumère de nombreuses raisons pour expliquer son départ le 3 mai 2011, un an avant que le toit du centre commercial ne s'effondre et tue deux femmes.

Mme Laroue y indiquait notamment avoir été sur appel «24 heures par jour, sept jours par semaine, 358 (sic) jours par année» et que même si elle était appelée régulièrement, elle ne recevait aucun revenu supplémentaire.

Elle y écrivait aussi avoir fait part du fait qu'elle travaillait parfois jusqu'à 60 heures par semaine, mais qu'elle était «dans le trouble» aussitôt qu'elle était en retard et que Bob Nazarian lui aurait répondu qu'il pouvait la faire travailler 90 heures par semaine. Également, elle y affirmait que tout congé maladie était déduit de sa paie.

En guise de réponse vendredi, lors de la quatrième journée de son témoignage, Bob Nazarian aurait déclaré que son ancienne employée était malhonnête.

Mme Laroue, qui a témoigné sans avocat en mai, a aussi accusé M. Nazarian de lui avoir ordonné de forcer le commerce d'un locataire pour en changer la serrure.

Elle avait également déclaré que son ancien patron coupait court aux règles de sécurité.

Il lui aurait ordonné de laisser l'hôtel sans personnel _ ce qui aurait été illégal _ et lui aurait dit d'ignorer les directives du Code de prévention des incendies parce que ces gens avaient suffisamment pris de son temps.

Bob Nazarian s'est défendu en se qualifiant d'homme d'affaires honorable qui n'a jamais rien fait d'illégal.

Il a cependant reconnu devant l'avocat de la commission, Peter Doody, ne pas avoir respecté le Code de prévention des incendies pendant des années en raison de problèmes financiers.

Lors du témoignage, les échanges entre M. Nazarian et M. Doody sont fréquemment devenus musclés, au point où le témoin a demandé une pause au président de la commission, qualifiant les questions de l'avocat «d'harcèlement».

Jeudi, Bob Nazarian a reconnu avoir choisi d'investir son argent ailleurs, arguant que le centre commercial était «voué à la ruine».

Certains croient qu'il devrait faire face à des accusations criminelles, alors que d'autres résidants disent porter une partie du blâme pour avoir continué de fréquenter l'établissement en sachant que son état était lamentable.

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