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Propos sexistes de Guy Fournier : Pénélope McQuade explique sa réaction

26/07/2013 11:51 EDT | Actualisé 25/09/2013 05:12 EDT

L'animatrice Pénélope McQuade était à Médium large ce matin, où elle a expliqué sa réaction aux propos sexistes de Guy Fournier à son égard dans le Journal de Montréal.

Dans sa chronique, Guy Fournier insinue que les vêtements « sexy » de l'animatrice - et ceux des femmes en général - sont portés dans le but d'attirer l'attention des hommes et invitent ces derniers à toucher les femmes. Pénélope McQuade a réagi sur sa page Facebook, dénonçant « les idées rétrogrades » du chroniqueur.

« Je n'ai pas réagi pour des raisons personnelles, mais parce que les femmes autour de moi étaient très en colère, a expliqué Pénélope McQuade à l'animatrice Isabelle Craig ce matin. Ce sont des idées rétrogrades, on n'est plus là », a-t-elle répété.

« En société, nous ne sommes pas responsables du comportement des autres, et ça ne concerne pas seulement les relations entre les hommes et les femmes », dit-elle. L'animatrice n'a donné aucune autre entrevue sur le sujet, ne souhaitant pas prolonger la controverse plus longtemps, ayant passé son message.

Dans la chronique en question, Guy Fournier revient sur l'entrevue de Pénélope McQuade avec l'humoriste Jean-François Mercier du 16 juillet dernier. Lors de l'entrevue, Mercier pose sa main sur le genou de l'animatrice pour attirer son attention. Lorsqu'il fait la même chose une seconde fois Pénélope McQuade, lui dit, à la blague : « Ça fait deux fois que tu me touches Jean-François. Je voulais te le dire... »

Voyez l'entrevue de Pénélope McQuade avec Jean-François Mercier :

Guy Fournier, qui n'a pas regardé l'émission, dit toutefois que quelques amis et lecteurs ont ressenti un malaise durant l'entrevue.

Il écrit que « Pénélope n'est jamais vêtue comme une religieuse » et poursuit ainsi : « Malgré le généreux étalage qu'elles font de leurs charmes, particulièrement l'été, la plupart des jeunes femmes d'aujourd'hui s'insurgent ou s'indignent dès qu'on les remarque ou que les regards masculins se font plus insistants. »

« Pour qui donc ces femmes déploient-elles tous leurs atours? Pour elles-mêmes? Ça m'étonnerait... Sûrement pas pour attirer l'attention des autres femmes, qui sont en général très critiques et très avares de compliments les unes envers les autres. C'est donc pour se faire remarquer des hommes, ce qui est tout à fait en accord avec la génétique de l'espèce. Mais pourquoi jouer les offensées dès que l'homme mord à l'appât, dès qu'il ose un œil plus curieux ou risque un compliment, si maladroit soit-il? »

Les propos du chroniqueur ont rapidement enflammé les réseaux sociaux, et Pénélope McQuade a réagi sur sa page Facebook. « Non, Monsieur Fournier, des jambes dénudées ne donnent pas le droit de les tripoter. Non, Monsieur Fournier, un décolleté ne donne pas non plus le droit d'y plonger », écrit-elle. « Ce qui ne m'amuse plus et qui me remplit de colère, c'est qu'on exprime encore, en 2013, l'idée selon laquelle une femme ­"mérite" le comportement d'autrui en jetant de l'huile sur le feu... ou en portant une mini-jupe. »

Elle précise également qu'il n'y avait aucun malaise lors de l'entrevue avec Jean-François Mercier.

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