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Gros test pour l'Impact

26/07/2013 07:23 EDT | Actualisé 25/09/2013 05:12 EDT

Marco Schällibaum, l'entraîneur-chef de l'Impact, s'attend à un match difficile samedi, quand le onze montréalais recevra la visite du Sporting de Kansas City. Autant sur le terrain qu'entre les deux oreilles.

C'est que la relation n'est pas au beau fixe entre l'Impact (9-5-5) et le Sporting (10-5-6) après leurs deux matchs âprement disputés à Kansas City et qui, chaque fois, ont mené à l'expulsion de Schällibaum. Les deux équipes ont jusqu'ici remporté une victoire chacune.

Une rivalité naissante

 « Évidemment, on prend ce match très au sérieux. C'est pour moi la meilleure équipe en ce moment dans la MLS, a déclaré l'entraîneur. Je dois aussi dire qu'on n'a pas oublié de quelle façon ils se sont comportés avec nous. Ils n'ont pas été gentils. On ne peut pas dire que nous ne sommes pas polis. On respecte tout le monde, mais ils n'ont pas été gentils avec nous. »

Schällibaum faisait référence au geste de l'entraîneur du Sporting, Peter Vermes, qui a refusé de serrer la main au personnel technique de l'Impact à la suite de leur victoire au début du mois de juin.

« Avant, pendant et après le match, il y avait des situations très délicates. Je n'aime pas ce genre de situations, de difficultés avec des joueurs. Ça, je vais en parler aussi avec mes joueurs, car il faut gagner des matchs sur le terrain. On ne fait rien ni avant, ni après. Nous sommes bien éduqués et respectons les gens. Mais je veux qu'on se rappelle, pendant le match, ce qu'on a vécu dans les deux matchs précédents. »

Question, peut-être, d'ajouter au niveau de difficulté du match de samedi, c'est l'arbitre Armando Villareal, le même qui a accordé un tir de pénalité douteux au Sporting et expulsé Schällibaum quand ce dernier lui a demandé des explications à la mi-temps du dernier duel, qui sera l'officiel en charge.

« Je n'ai pas eu de problème avec l'arbitre, a précisé l'entraîneur montréalais. Je suis juste allé le rencontrer à la mi-temps pour lui demander des explications sur le tir de pénalité qu'il avait accordé. C'est la seule chose que j'ai faite. Je n'ai pas eu de problème avec l'arbitre. »

Que doit faire l'Impact?

Alors, une fois ses émotions contrôlées, comment l'Impact fera-t-il pour freiner l'équipe qui le devance de quatre points au classement?

« On a perdu une fois, mais aussi gagné à Kansas City, a tenu à rappeler Schällibaum. Ça veut dire qu'on a la qualité nécessaire pour les battre. Là on joue à la maison, dans notre magnifique stade, avec cette attitude très importante qu'on a affichée samedi dernier contre Dallas. Mais on devra répondre à leur présence physique. On ne cherchera pas la bagarre, mais si on ne répond pas à cette présence physique, on ne gagnera pas. »

Schällibaum pourra compter sur le retour au jeu de l'attaquant Marco Di Vaio, qui a raté la rencontre face au FC Dallas. Il venait tout juste de revenir d'Italie, où il s'était rendu pour des raisons familiales.

« J'espère qu'il sera l'homme qui fera la différence. »

Le Sporting devra trouver le moyen de venir à bout de l'attaquant italien aux 11 buts sans deux éléments importants. Les défenseurs centraux Matt Besler et Aurélien Collin rateront la rencontre de samedi. Besler est à la Gold Cup avec la sélection américaine, tandis que le Français ratera le match en raison d'une accumulation de cartons. Mais Schällibaum ne s'en réjouit pas trop vite.

« C'est une bonne chose parce que ce sont des joueurs de grande qualité, mais ils ont d'autres joueurs qui ont fait aussi un bon travail. Et quand vous avez la possibilité de vous montrer (en l'absence d'un régulier), vous êtes toujours très motivé. Ils ont des joueurs de qualité en défense, alors pour moi, ça ne change rien. Il faut regarder en général et ils sont une très bonne équipe actuellement. Ils ne sont pas premiers par hasard. »

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