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Dominique Strauss-Kahn sera jugé pour proxénétisme aggravé en France

26/07/2013 10:48 EDT | Actualisé 25/09/2013 05:12 EDT

PARIS - L'ancien directeur du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, devra se défendre devant la justice française face à des accusations de proxénétisme aggravé, malgré les recommandations des procureurs, qui souhaitaient que les accusations soient abandonnées.

Les juges qui enquêtent sur le dossier à Lille ont décidé, vendredi, d'aller de l'avant avec les accusations de proxénétisme en bande organisée.

Le dossier concerne un réseau de prostitution allégué dans un hôtel de Lille et vise à déterminer si M. Strauss-Kahn savait qu'il fréquentait des prostituées, et si son argent a été utilisé pour les payer. Ses avocats affirment qu'il a participé à des «soirées libertines», mais qu'il ne savait pas que certaines femmes qui s'y trouvaient étaient payées pour leurs services.

Au total, 14 personnes, dont Dominique Strauss-Kahn, seront accusées de proxénétisme en bande organisée dans cette affaire.

En juin, les procureurs de Lille avaient réclamé l'abandon des accusations contre M. Strauss-Kahn par manque de preuves, tout en estimant que les autres suspects devraient être accusés.

Le dossier braque de nouveau les projecteurs sur M. Strauss-Kahn. Son arrestation à New York en mai 2011, après les allégations d'une femme de chambre qui affirmait qu'il l'avait agressée sexuellement, avait fait grand bruit.

Il a démissionné de son poste au Fonds monétaire international, avant que les accusations soient abandonnées à New York. Cette affaire l'a également forcé à renoncer à ses ambitions présidentielles en France, où il a déjà été ministre de l'Économie.

L'une des avocates de M. Strauss-Kahn, Frédérique Baulieu, a affirmé que son client n'avait commis aucune infraction dans le dossier de Lille.

«Il n'a pas commis de délit de prostitution. Il n'a pas aidé ou assisté la prostitution», a dit l'avocate lors d'une entrevue téléphonique. Elle estime que les juges ont basé leur décision sur «la morale», et non sur la loi.

«De façon très calme et sereine, nous attendons un débat public qui montrera l'absurdité de cette décision», a dit Me Baulieu.

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