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Cuba souligne le 60e anniversaire de la révolution communiste de 1953

26/07/2013 08:21 EDT | Actualisé 25/09/2013 05:12 EDT

Cuba a célébré vendredi le 60e anniversaire de sa révolution, alors que le leader communiste vieillissant ayant pris part à la première révolte ratée s'est engagé à se concentrer sur l'avenir des jeunes générations qui ont tardé à occuper des postes importants.

Portant un uniforme militaire vert olive et une casquette à large bord, le président Raul Castro s'est exprimé devant une foule de plusieurs milliers de personnes à l'extérieur de casernes militaires encore criblées des éclats de balles de l'attaque de 1953, qui est considérée comme le début de la rébellion.

M. Castro n'avait que 22 ans lorsqu'il a suivi son grand frère Fidel dans ce qui semblait être une mission suicide contre la caserne Moncada, dans la ville de Santiago, en compagnie d'une centaine de rebelles opposés à l'homme fort de l'époque, Fulgencio Batista.

L'assaut de la caserne de Moncada a été réprimé dans le sang, mais il a permis à Fidel Castro de devenir le point central de l'opposition à Batista, avant de le renverser six ans plus tard après avoir survécu à la prison et à l'exil, faisant alors de lui un héros pour les révolutionnaires de partout sur la planète.

Six décennies plus tard, ces jeunes rebelles d'alors, désormais presque tous octogénaires, occupent toujours les principaux postes à Cuba. Si Raul Castro a procédé à une série de réformes politiques et économiques, les jeunes leaders commencent à peine à apparaître.

Plus tôt cette année, Miguel Diaz-Canel, âgé de 53, a été nommé vice-président, et est devenu la première personne à occuper ce poste tout en n'étant pas membre de la génération révolutionnaire.

Aucune trace de Fidel Castro lors de la cérémonie, par ailleurs, si ce n'est une immense bannière à son effigie. L'ex-leader, durement affaibli par une maladie intestinale il y a sept ans, n'est plus que rarement vu en public.

Lors de son discours, Raul Castro n'a pipé mot de futures réformes; la fête du 26 juillet est pourtant parfois utilisée pour des annonces importantes.

Plusieurs alliés du régime cubain, dont le président vénézuélien Nicolas Maduro, le Bolivien Evo Morales et Daniel Ortega, du Nicaragua, ont salué La Havane tout en s'en prenant aux États-Unis, à « l'impérialisme » et à l'embargo commercial en vigueur depuis 51 ans.


Associated Press

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