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Le Parlement birman envisage des modifications à la Constitution contestée

25/07/2013 01:58 EDT | Actualisé 24/09/2013 05:12 EDT

RANGOUN, Myanmar - Le Parlement birman a mis sur pied, jeudi, un comité chargé de réviser la Constitution, afin d'évaluer des changements qui pourraient permettre à la chef de l'opposition, Aung San Suu Kyi, de devenir un jour présidente. Les changements pourraient aussi favoriser l'autonomie politique des minorités ethniques.

Le comité de 109 membres comprend des députés de tous les partis représentés au Parlement, dont la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi. Les militaires ont aussi quelques représentants au sein du comité.

La LND estime que la Constitution actuelle n'est pas démocratique parce qu'elle donne aux militaires un pourcentage substantiel de sièges au Parlement, et parce qu'elle empêche Mme Suu Kyi de se porter candidate à la présidence.

Les minorités ethniques voudraient pour leur part que les ministres responsables de leurs régions soient élus plutôt que nommés par le gouvernement.

Les conflits avec les minorités ethniques qui réclament une plus grande autonomie ont tourmenté les gouvernements civils et militaires depuis l'indépendance du Myanmar, en 1948.

Le gouvernement du président Thein Sein tente d'établir un cessez-le-feu avec les rebelles armés et voudrait éventuellement conclure un accord de paix avec toutes les minorités ethniques du pays.

La Constitution a été élaborée par le précédent régime militaire pour s'assurer de son influence continue sur le gouvernement.

Les prochaines élections au Myanmar sont prévues en 2015.

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