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Julian Assange lance le Parti WikiLeaks en Australie et se porte candidat

25/07/2013 01:09 EDT | Actualisé 24/09/2013 05:12 EDT
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EMBARGOED UNTIL 0001GMT ON WEDNESDAY, JUNE 19, 2013 Wikileaks founder Julian Assange speaks to the media inside the Ecuadorian Embassy in London on June 14, 2013, ahead of the first anniversary of his arrival there on June 19, 2012. A year after seeking refuge at the Ecuadorian embassy in London, Julian Assange remains fearful of US 'revenge' over the WikiLeaks disclosures and aware that the diplomatic deadlock over his case may continue for months, if not years. AFP PHOTO/POOL/ANTHONY DEVLIN (Photo credit should read Anthony Devlin/AFP/Getty Images)

Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a annoncé jeudi la création du Parti WikiLeaks en Australie, qui présentera une équipe de candidats pour les élections sénatoriales prévues plus tard cette année.

M. Assange, un Australien de 41 ans qui a quitté son pays en 2010, a prononcé un discours transmis par Skype lors du lancement du parti à Melbourne, capitale de l'État de Victoria.

Julian Assange est retranché dans l'ambassade d'Équateur à Londres depuis plus d'un an, où il s'est réfugié pour échapper à son extradition en Suède, qui veut l'interroger sur des allégations d'inconduite sexuelle.

M. Assange est lui-même l'un des trois candidats du Parti WikiLeaks dans l'État de Victoria en vue des élections du mois de décembre.

Le parti, qui a été officiellement enregistré par la commission électorale australienne plus tôt ce mois-ci, présente aussi des candidats en Nouvelle-Galles du Sud et en Australie-Occidentale.

M. Assange a déclaré que les sept candidats de son parti entendaient se rendre dans la capitale nationale, Canberra, pour lutter contre ce qu'il estime être le déclin graduel de la démocratie australienne depuis 30 ans.

«Canberra doit être un lieu de lumière et non un lieu d'obscurité», a-t-il déclaré lors du lancement, organisé dans une bibliothèque de la banlieue de Melbourne.

Julian Assange affirme s'être réfugié à l'ambassade d'Équateur pour échapper à un ordre de la justice britannique en vue de son extradition en Suède. Il estime que la procédure judiciaire intentée contre lui en Suède est la première étape vers son extradition aux États-Unis, où il est recherché pour avoir publié des milliers de rapports sur les guerres en Irak et en Afghanistan et de documents diplomatiques du département d'État.

Le gouvernement australien s'est rangé derrière les États-Unis pour condamner les agissements de M. Assange et de WikiLeaks, tout en soulignant qu'il n'avait enfreint aucune loi australienne.

S'il remporte un siège au Sénat australien, il devra commencer à assumer ses nouvelles fonctions à partir du 1er juillet 2014.

Une membre du conseil national du Parti WikiLeaks, Sam Castro, a indiqué que si M. Assange remporte une siège mais qu'il ne peut revenir en Australie d'ici là, le parti pourra choisir un remplaçant.

Mais elle a ajouté que le gouvernement australien était responsable de s'assurer qu'un sénateur élu puisse siéger au parlement. La situation pourrait être sans précédent, a-t-elle dit.

En février, Julian Assange avait déclaré au site australien The Conversation que sa tentative de se faire élire comme sénateur était un moyen de se défendre contre de possibles accusations criminelles.

Il a affirmé au site que s'il remportait un siège de sénateur, le département américain de la Justice abandonnerait ses accusations d'espionnage plutôt que de risquer un conflit diplomatique avec l'Australie.

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