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24/07/2013 12:23 EDT | Actualisé 23/09/2013 05:12 EDT

Rogers s'oppose à ce que Verizon profite d'un traitement de faveur au pays

MONTRÉAL - Les grandes sociétés du secteur américain des télécommunications ne devraient pas être autorisées à acheter à rabais de nouveaux fournisseurs canadiens de services sans fil, alors que leurs rivales canadiennes n'en ont pas le droit, a affirmé mercredi le président et chef de la direction de Rogers Communications, Nadir Mohamed.

Rogers (TSX:RCI.B) est en faveur de la concurrence, mais souhaite des règles du jeu équitables, a ajouté M. Mohamed à des analystes, après que l'entreprise torontoise de services de communications sans fil, de câblodistribution et de médias eut dévoilé les résultats financiers de son deuxième trimestre.

«Nous sommes absolument contre la présence sur le terrain de jeu d'un gros joueur américain profitant d'un traitement favorable, et d'un meilleur traitement que les joueurs canadiens», a-t-il déclaré.

«Nous ne pouvons pas permettre à une partie américaine d'acheteur de nouveaux joueurs à des prix déprimés en empêchant les parties canadiennes de faire la même chose. C'est une question de parité», a ajouté M. Mohamed.

Selon certaines informations, Verizon souhaite faire son entrée sur le marché canadien et projette d'acquérir le petit fournisseur de services sans fil Wind Mobile tout en poursuivant des négociations avec Mobilicity — deux des nouveaux joueurs du secteur canadien du sans-fil cherchant à faire concurrence aux géants Rogers, Telus (TSX:T) et Bell (TSX:BCE).

Le gouvernement fédéral s'est récemment opposé à ce que Telus mette la main sur Mobilicity, la licence de spectre de la petite entreprise n'arrivant pas à terme avant 2014.

Christian Paradis, alors ministre de l'Industrie, a clairement fait savoir en juin que le gouvernement fédéral souhaitait accroître la concurrence au sein du marché du sans-fil et mettre en place des conditions favorisant l'arrivée d'un troisième fournisseur national.

Rogers a annoncé mercredi avoir enregistré au deuxième trimestre un bénéfice ajusté de 497 millions $, en hausse de quatre pour cent par rapport à celui de l'an dernier, ce qui s'est avéré supérieur aux attentes des analystes. Ces derniers prévoyaient un bénéfice ajusté de 491,9 millions $ pour la société de Toronto.

Le bénéfice net a, lui aussi, été plus élevé que prévu, à 532 millions $, ou 93 cents par action — soit 22 millions $ de plus que ce qu'attendaient les analystes et en hausse par rapport au résultat de 413 millions $, ou 77 cents par action, de l'an dernier.

Les revenus de l'entreprise ont progressé de trois pour cent, à 3,2 milliards $.

Rogers a indiqué avoir accueilli 98 000 nouveaux abonnés à ses services sans fil postpayés, par rapport à l'ajout de 87 000 de la même période l'an dernier. Ces consommateurs sont ceux qui choisissent généralement des contrats lucratifs de trois ans pour des téléphones intelligents.

Quelque 72 pour cent des clients aux services sans fil de Rogers possédaient un téléphone intelligent au deuxième trimestre, a précisé la société, comparativement à 63 pour cent lors de la même période de l'an dernier.

Les actions de Rogers Communications ont terminé la séance de mercredi à 41,95 $ à la Bourse de Toronto, en hausse de 72 cents par rapport à leur précédent cours de clôture.

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