NOUVELLES
24/07/2013 02:13 EDT | Actualisé 23/09/2013 05:12 EDT

L'armée congolaise aurait tué des civils lors d'un raid contre le M23

GOMA, Congo - Des hélicoptères de l'armée congolaise ont atteint des civils, mercredi, durant un raid qui visait les rebelles du M23 dans l'est du pays, ont déclaré le président du groupe et des résidants.

Le président du M23, Bertrand Bisimwa, a affirmé que l'attaque sur le camp des rebelles à Rumamgabo, à environ 40 kilomètres au nord de Goma, avait tué cinq civils, mais cette allégation n'a pas pu être vérifiée de façon indépendante.

Un résidant, qui a réclamé l'anonymat par crainte de représailles, a affirmé que l'attaque avait fait des victimes chez les civils et dans les rangs des rebelles, mais il n'était pas en mesure de donner un bilan précis.

Les combats ont repris la semaine dernière entre l'armée congolaise et le M23, un groupe rebelle formé l'année dernière et qui a brièvement pris le contrôle de Goma, la capitale provinciale, en novembre.

L'armée congolaise a mené un raid à Rumamgabo parce qu'il s'agit d'une importante base des rebelles, a déclaré un porte-parole militaire, le colonel Olivier Hamuli. Il a affirmé que l'armée ne pouvait être tenue responsable des décès de civils lors d'une attaque menée sur un emplacement militaire.

Mais un porte-parole civil du M23, Kabasha Amani, a accusé l'armée d'avoir délibérément visé les civils. Selon lui, trois enfants font partie des personnes qui auraient été tuées mercredi.

Les deux camps sont accusés de commettre de graves violations des droits de la personne. La semaine dernière, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait exprimé ses préoccupations face aux informations voulant que des soldats congolais aient profané les corps de leurs ennemis.

Mardi, l'organisation Human Rights Watch a accusé le M23 d'exécutions sommaires, de viols et de recrutement forcé au cours des derniers mois, des allégations que le groupe a qualifiées de «rumeurs».

Des experts de l'ONU et d'autres observateurs accusent depuis longtemps le Rwanda de soutenir les rebelles, ce que le gouvernement du président Paul Kagame nie catégoriquement.

PLUS:pc