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24/07/2013 06:01 EDT | Actualisé 23/09/2013 05:12 EDT

Lac-Mégantic: une grande partie du pétrole déversé a brûlé, selon Québec

Radio-Canada.ca

Il est impossible d'établir pour le moment le bilan final du déversement de pétrole lors de l'explosion du train à Lac-Mégantic le 6 juillet, a indiqué le sous-ministre adjoint du ministère de l'Environnement, Michel Rousseau, dans une entrevue accordée à RDI.

Selon M. Rousseau, une grande partie des 7,2 millions de litres de pétrole qui se trouvait dans le train a brûlé, une autre partie a pénétré les sols et une autre s'est déversée dans la rivière Chaudière.

Selon les estimations du ministère de l'Environnement, 5,7 millions de litres se sont déversés, mais une grande partie de cette quantité a brûlé.

Toutefois, la thèse du pétrole brûlé est contredite par Émilien Pelletier, professeur en océanographique chimique à l'Université du Québec à Rimouski.

Dans une entrevue accordée à Radio-Canada.ca, M Pelletier estime qu' « on ne brûle pas des millions de litres, même en 24 heures ou 48 heures. La perte par le feu est une perte qui est importante, mais il est probable que le pétrole contenu dans les wagons qui ont été crevés par l'accident s'est déversé dans le sol et n'a pas brûlé ».

La nature du pétrole

Le sous-ministre affirme que les autorités connaissent la nature du pétrole déversé. Il s'agit d'un pétrole brut de type léger.

Selon des informations diffusées plus tôt ce mois-ci, le pétrole proviendrait d'une fracturation hydraulique dans le Dakota du Nord. Pour le sous-ministre, l'origine du pétrole n'a pas d'importance. Le plus important est de connaître les contaminants des hydrocarbures, dit-il.

Pour le sous-ministre, les experts ont la capacité d'identifier les produits chimiques après analyse.

La nature et l'ampleur de la contamination seront donc connues, car tous les éléments nécessaires à l'analyse sont disponibles.

Le sous-ministre assure qu'au niveau de la rivière et du sol du site de l'accident, la propagation de la contamination a été contrôlée.

Sans nier que l'impact environnemental est majeur, le sous-ministre affirme que la technologie existante et le savoir-faire sont à la hauteur du défi, mais l'opération de décontamination prendra du temps.

Une trentaine de personnes du ministère sont présentes sur les lieux en appui à la municipalité depuis le début, ajoute M. Rousseau.

Par ailleurs, il s'est défendu de l'accusation de manque d'information. Selon lui, les informations concernant la population ont été communiquées en temps voulu.

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