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23/07/2013 06:21 EDT | Actualisé 22/09/2013 05:12 EDT

La société minière Hudbay Minerals fait l'objet de trois poursuites au Canada

TORONTO - Une entreprise minière basée à Toronto devra faire face à la justice au pays pour des crimes qui auraient été commis à l'étranger.

La juge de la Cour supérieure de l'Ontario, Carole Brown, a déterminé, lundi, que trois poursuites visant Hudbay Minerals pouvaient aller de l'avant et ce, même si les actes reprochés sont survenus au Guatemala.

Des membres du personnel de sécurité auraient attaqué et agressé sexuellement 11 femmes en plus de les forcer à quitter leur village avec la complicité de policiers et de militaires.

En outre, un dirigeant local aurait été abattuà la suite d'une discorde territoriale et un autre homme aurait été atteint par balle, ce qui l'aurait laissé paralysé.

L'un des avocats des présumées victimes soutient que plusieurs des individus, qui auraient commis ces crimes, auraient été embauchés par Hudbay Minerals sans vérification adéquate.

Pour étayer son point, Murray Klippenstein avance qu'ils «n'avaient pas de permis de port d'arme et qu'ils avaient des fusils illégaux».

D'après lui, les ingrédients étaient donc réunis pour que la violence éclate.

Me Klippenstein pense que la décision de la juge ontarienne envoie un puissant signal aux nombreuses grandes entreprises canadiennes qu'elles ne peuvent pas tolérer n'importe quel débordement à l'étranger.

Hudbay Minerals a publié un communiqué pour affirmer que l'entreprise se fait toujours un devoir de «respecter et de protéger les droits humains». Elle a aussi affirmé qu'elle ne croyait pas que les accusations étaient crédibles.

Elle entend donc se «défendre vigoureusement» contre les allégations dont la véracité n'a pas encore été prouvée devant un tribunal.

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