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22/07/2013 12:21 EDT | Actualisé 21/09/2013 05:12 EDT

Plus de 30 millions de fillettes risquent l'excision selon l'UNICEF

AFP

Plus de 125 millions de filles et de femmes dans le monde sont excisées et 30 millions de fillettes pourraient connaître le même sort dans les dix prochaines années, a indiqué l'UNICEF lundi, dans un rapport qui passe en revue 29 pays d'Afrique et du Moyen-Orient.

Bien que l'excision, l'ablation des organes génitaux externes féminins, soit sur le déclin, cette pratique reste néanmoins « presque généralisée » dans certains pays, prévient l'agence spécialisée des Nations unies qui se consacre à la défense des droits des enfants.

Illégale dans une vingtaine de pays africains, en Europe, aux États-Unis et au Canada notamment, la pratique a fait l'objet d'une condamnation de l'ONU, qui a appelé à y mettre fin.

Au niveau mondial, soutient le rapport, « 30 millions de fillettes risquent d'être mutilées dans les dix prochaines années si la tendance actuelle se poursuit ».

Mais, tempère-t-il, l'excision « tend à devenir de moins en moins répandue dans un peu plus de la moitié des 29 pays étudiés ».

En revanche, au Kenya et en Tanzanie, « les femmes âgées de 45 à 49 ans sont trois fois plus susceptibles d'avoir été excisées que les filles entre 15 et 19 ans », souligne l'UNICEF.

Au Ghana, 60 % des femmes de 40 ans et plus ont subi une excision, contre 16 % pour les adolescentes. 

« Globalement, le soutien dont elle jouissait tend à décliner », note le texte. Il souligne également que dans trois pays : la Guinée, la Sierra Leone et le Tchad, les hommes sont plus nombreux que les femmes à vouloir y mettre fin.

« Le défi consiste maintenant à faire en sorte que les filles et femmes, mais aussi les jeunes garçons et les hommes, s'expriment très clairement pour que cette pratique nuisible soit abandonnée », a dit Geeta Rao Gupta, directrice générale adjointe de l'UNICEF.