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22/07/2013 01:55 EDT | Actualisé 21/09/2013 05:12 EDT

Nétanyhou veut un référendum sur tout accord de paix avec les Palestiniens

JÉRUSALEM - Le premier ministre israélien a annoncé, lundi, un projet de loi qui soumettrait tout éventuel accord de paix avec les Palestiniens à un référendum national.

Benyamin Nétanyahou a affirmé qu'un référendum était nécessaire pour empêcher les divisions au sein de la société israélienne.

Les sondages laissent penser que la majorité des Israéliens appuient la création d'un État palestinien aux côtés d'Israël, mais plusieurs groupes s'y opposent catégoriquement, notamment les colons extrémistes de la Cisjordanie.

Certaines questions sont particulièrement explosives, notamment la partition de Jérusalem, que les deux parties revendiquent comme capitale.

L'annonce de M. Nétanyahou survient trois jours après que le secrétaire d'État américain, John Kerry, eut annoncé que des progrès avaient été faits en vue de la reprise des pourparlers israélo-palestiniens, après un blocage de cinq ans.

M. Nétanyahou a déclaré lundi qu'il présenterait bientôt le projet de loi à son cabinet, puis au Parlement, mais n'a pas donné de détails.

«Tout accord qui n'est pas approuvé par la population ne vaut pas la peine d'être signé», a affirmé le premier ministre lors d'une annonce télévisée.

Sur une question aussi importante et déterminante qu'un accord de paix, «il est préférable de la présenter à chaque citoyen afin qu'il décide», a-t-il poursuivi.

Les politiciens israéliens sont divisés sur l'opportunité d'un référendum, considéré par certains comme une tentative des partisans de la ligne dure pour torpiller tout accord de paix.

Les deux principaux partenaires de la coalition de M. Nétanyahou, le parti pro-colons Maison juive et le parti centriste Yesh Atid, se sont dits favorables à un référendum, ce qui laisse croire à une adoption facile du projet de loi au Parlement.

Mais la négociatrice en chef d'Israël, la ministre de la Justice Tzipi Livni, s'oppose à l'idée d'un référendum et estime que les décisions importantes devraient être laissées aux dirigeants démocratiquement élus.

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a par ailleurs déclaré, dans des commentaires publiés lundi, qu'il envisageait lui aussi d'organiser un référendum sur un éventuel accord avec Israël, réaffirmant ainsi une option défendue depuis longtemps par les Palestiniens.

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