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22/07/2013 06:28 EDT | Actualisé 21/09/2013 05:12 EDT

L'Union européenne ajoute la branche militaire du Hezbollah à sa liste noire

BRUXELLES - L'Union européenne a durci le ton, lundi, à l'égard de la branche militaire du Hezbollah en la plaçant sur sa liste des organisations terroristes.

Les 28 ministres des Affaires étrangères de l'UE ont adopté cette position de manière unanime à l'occasion de leur rencontre mensuelle. Les ultimes réticences sont tombées lorsque ces politiciens se sont entendus pour maintenir un dialogue avec Beyrouth.

Ce développement ne manquera pas de réjouir les États-Unis, les Pays-Bas et Israël qui ont tous condamné publiquement le Hezbollah et qui ont longuement exercé de la pression sur l'UE pour qu'elle en fasse autant.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, a accueilli la nouvelle avec satisfaction en expliquant que «l'Union européenne envoie un signal fort au Hezbollah» et qu'elle fera ainsi comprendre à ce mouvement qu'il «ne peut agir en toute impunité et qu'il y aura des répercussions à ses actions».

Sans grande surprise, le Hezbollah condamne le choix de l'UE qu'il perçoit comme étant «hostile et injuste». Dans un communiqué, il fait valoir que la décision ne repose sur aucune preuve concrète.

Le fait de se retrouver sur la liste noire entraîne un impact économique. L'adoption de cette mesure provoque un gel des avoirs des organisations visées. Cependant, divers observateurs s'accordent pour dire que le Hezbollah semblait posséder des actifs limités en sol européen et qu'il a probablement déjà pris le soin de les récupérer.

Par ailleurs, l'inscription dans le registre de la terreur de l'UE ouvre la porte à de possibles restrictions au chapitre des déplacements pour les membres du bras armé du Hezbollah.

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