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22/07/2013 09:53 EDT | Actualisé 21/09/2013 05:12 EDT

La Norvège commémore le massacre de 2011, qui a fait 77 morts

OSLO - Le premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg, a souligné lundi le deuxième anniversaire des attaques qui ont fait 77 morts, en appelant à mener une lutte continue contre toutes les formes d'extrémisme.

En déposant une gerbe de fleurs devant le siège du gouvernement à Oslo, M. Stoltenberg a déclaré que la société devait s'opposer aux «partis populistes d'extrême droite» qui gagnent en popularité en Europe, et aux extrémistes islamistes qui continuent de proférer des menaces.

«Aucun extrémiste ne devrait nous empêcher de nous déplacer librement, de penser librement ou de parler librement», a-t-il affirmé. «Nos valeurs sont l'arme la plus puissante et la protection la plus solide contre la violence et la terreur.»

L'extrémiste Anders Behring Breivik a revendiqué les attaques du 22 juillet 2011. Il avait d'abord tué huit personnes en faisant exploser une bombe devant le siège du gouvernement, avant de se rendre dans l'île d'Utoya, où se déroulait un camp d'été des jeunes travaillistes, tuant 69 personnes à bout portant.

En 2012, il a été condamné à 21 ans de prison, une peine qui pourrait être prolongée tant et aussi longtemps qu'il sera considéré comme une menace pour la société. Les experts estiment qu'il sera probablement détenu à vie.

Plus tard lundi, une cérémonie remplie d'émotion a été organisée sur la rive faisant face à l'île d'Utoya.

«Aujourd'hui, nos pensées sont avec les parents, les frères et soeurs, les compagnons et les familles qui ont perdu ce qui leur était le plus cher», a déclaré Eskil Pedersen, chef de l'aile jeunesse du Parti travailliste et survivant du massacre.

Il a souligné que de nombreux survivants et proches des victimes avaient toujours du mal à reprendre une vie normale, deux ans après la tragédie.

«Il y en a encore plusieurs qui sont accablés par le chagrin, qui peinent à se concentrer à l'école ou au travail, qui ont vu que la Norvège est passée à autre chose, mais qui ne sont pas capables de faire de même», a-t-il dit.

«Mon espoir, c'est que cette communauté fasse une place à chaque personne qui a été marquée pour la vie le 22 juillet. Soutenons-nous les uns les autres, même si on ne parle plus du 22 juillet sur une base quotidienne.»

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