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21/07/2013 10:05 EDT | Actualisé 20/09/2013 05:12 EDT

Belgique: le nouveau roi Philippe 1er accède au trône à la fête nationale

BRUXELLES - Le roi Philippe est devenu dimanche le septième monarque de la Belgique après que son père, Albert II, eut renoncé à ses fonctions de chef d'État à la tête du petit pays politiquement divisé.

Après avoir prêté serment devant les parlementaires représentant les 6 millions de Flamands et 4,5 millions de Wallons de la Belgique, le nouveau souverain a souligné à grands traits la nécessité de faire des différents une force pour le pays. Il a ainsi assuré que la richesse de la Belgique et de ses institutions résidaient dans ces différences et dans leur capacité, en tant que peuple, à en faire un atout.

La cérémonie a mis un terme à une journée consacrée à cette transition, qui s'est amorcée avec le renoncement d'Albert II, âgé de 79 ans, à ses privilèges de leader du royaume - des droits qui demeurent par ailleurs largement symboliques. Il a apposé sa signature aux documents au palais royal en présence du premier ministre belge, Elio Di Rupo, qui dirige la coalition politique du pays, une démocratie parlementaire depuis maintenant 183 ans.

Moins de deux heures plus tard, les Belges avaient en la personne de Philippe 1er un nouveau souverain. Et si une foule acclamait avec enthousiasme la famille royale, dimanche dans la capitale, la consécration du monarque de 53 ans ne fait pas forcément l'unanimité chez les Belges.

Certains groupes d'opposition ont ainsi boycotté les célébrations, démontrant du même coup l'un des plus importants défis que devra affronter le roi, soit de prouver sa pertinence en tant que symbole d'unité dans un pays où le fossé entre les Flamands du nord et les Wallons du sud ne cesse de s'accroître.

Les Belges seront appelés aux urnes pour des élections législatives en juin 2014, et le scrutin promet quelques embûches, alors que les groupes de défense des langues française et néerlandaise exigent tous une plus grande autonomie.

Albert II avait annoncé son intention d'abdiquer il y a moins de trois semaines seulement, laissant peu de temps pour en faire un événement d'envergure international. Aucune famille royale de pays voisins n'était présente. Une parade militaire avait déjà été prévue pour la fête nationale, dont la journée coïncidait avec la passation des pouvoirs entre les deux souverains.

Dans une rare démonstration d'affection, le père et le fils se sont embrassés avec chaleur après qu'Albert eut renoncé à ses fonctions au palais royal.

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