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Un «centre-ville temporaire» poussera à Lac-Mégantic

19/07/2013 02:21 EDT | Actualisé 18/09/2013 05:12 EDT

LAC-MÉGANTIC, Qc - Les commerces du centre-ville dévasté de Lac-Mégantic auront vraisemblablement pignon sur rue dans un «centre-ville temporaire», histoire de relancer la vie économique de la petite municipalité sous le respirateur artificiel depuis les tragiques événements du 6 juillet.

La ministre déléguée à la Politique industrielle, Élaine Zakaïb, a annoncé vendredi qu'un appui financier serait accordé à la ville estrienne en vue de la relocalisation provisoire des commerces et services sinistrés dans des condos commerciaux temporaires.

«On parle d'à peu près 45 commerces qui seraient détruits et qui seraient les principaux visés par ce nouveau centre-ville temporaire, mais chaque cas sera un cas d'espèce; les gens ne seront pas obligés d'y aller», a exposé Mme Zakaïb, qui n'a toutefois pas précisé le montant de cette aide financière.

La Ville de Lac-Mégantic sera le «maître d'oeuvre» de ce projet de relocalisation. La mairesse Colette Roy-Laroche a signalé que le choix de l'emplacement du futur centre commercial n'était pas arrêté, mais qu'un groupe de travail se pencherait sur cette question dès lundi.

Le projet a été accueilli avec un optimisme prudent par Antoine Leclerc, pharmacien propriétaire chez Jean Coutu.

«L'idée de regrouper les boutiques et de créer des pôles d'achalandage est bonne. Évidemment, si on demandait aux commerces de s'éparpiller un peu partout dans la ville, je ne pense pas que ce serait une bonne démarche au point de vue commercial», a-t-il fait remarquer.

Depuis le déraillement ferroviaire mortel survenu il y aura bientôt deux semaines, la pharmacie Jean Coutu, qui était sise dans le centre-ville, a été relocalisée sur la rue Laval. Mais avant de faire appel à des déménageurs, Antoine Leclerc préférerait attendre d'avoir davantage d'informations sur les délais de réintégration.

«Il y a beaucoup de gens qui ont fait part de leur intention de retourner au centre-ville lorsqu'il serait disponible, a-t-il spécifié. Mais si on parle d'une disponibilité de deux ou trois ans, cela change la donne.»

Il faudra effectivement effectuer une analyse des possibilités d'installation avant de prendre une décision, a prévenu la mairesse Roy-Laroche.

«Il y a plusieurs éléments à vérifier, notamment l'eau potable, les égouts, l'électricité. Il y a quelques hypothèses sur la table et nous pourrons, je l'espère, annoncer la semaine prochaine le secteur où seront relocalisés ces bâtiments temporaires», a-t-elle expliqué.

La ministre Zakaïb est également arrivée avec des bonnes nouvelles pour les travailleurs autonomes et les entrepreneurs sinistrés non admissibles à l'assurance-emploi.

Dès mercredi, ceux-ci — ils sont une centaine, selon la ministre — pourront réclamer une aide financière de subsistance non imposable de 5000 $ afin de se sortir la tête de l'eau. Les chèques seront distribués à la polyvalente Montignac.

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