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La nouvelle approche du Canada en water-polo féminin sera mise à rude épreuve

19/07/2013 01:02 EDT | Actualisé 18/09/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'équipe canadienne de water-polo féminin a un nouvel entraîneur et de grandes attentes pour l'avenir. Et les Championnats du monde des sports aquatiques permettront de constater si elle se dirige dans la bonne direction.

Les Mondiaux de Barcelone, qui commencent ce week-end, s'avèreront le premier grand test pour l'Américain Guy Baker, qui a décroché trois médailles olympiques et deux titres mondiaux quand il était à la barre de la formation des États-Unis dans les années 2000. Celui-ci a importé son approche au nord de la frontière et le tournoi féminin, qui commence dimanche, donnera une première indication de la capacité des joueuses canadiennes à s'y adapter.

«Ce sont de gros changements qu'on a fait. C'est sûr que ça va prendre un peu de temps», a indiqué Patrick Oaten, le directeur de la haute performance du programme féminin.

«Mais on veut quand même montrer qu'on fait encore partie du 'top-8' au monde», a ajouté Oaten, en faisant allusion au fait que l'équipe canadienne avait fini huitième aux Mondiaux de 2011.

«On veut des résultats, mais ce sera également important d'identifier les choses qu'on doit changer, ainsi que les bonnes choses qu'il faudra continuer à faire au cours des trois prochaines années jusqu'au Jeux olympiques de 2016.»

La tâche ne sera pas facile parce que le Canada se retrouve dans le groupe C avec les Américaines, les championnes olympiques, les Grecques, les championnes du monde en titre, et les Britanniques.

«On est dans le groupe le plus difficile, a noté Oaten, le prédécesseur de Baker à la barre de l'équipe féminine. Et toutes les équipes dans notre groupe vont vouloir finir en première ou deuxième place, sinon le match en croisé qui suivra risque d'être contre la Hongrie ou l'Italie. Ce sont également de très bonnes équipes.»

Du côté des hommes, les Championnats du monde permettront à une équipe canadienne qui compte neuf joueurs de 23 ans et moins de mesurer où elle en est dans la hiérarchie mondiale.

«Plusieurs équipes dans le monde ont changé depuis les Jeux olympiques, bien des vétérans ont quitté au début de ce nouveau cycle olympique, alors ce sera un bon test pour voir où on se situe», a noté Nicolas Constantin-Bicari.

«Notre objectif sera de terminer parmi les huit premiers afin de pouvoir continuer à jouer des matchs jusqu'à la fin du tournoi», a ajouté le Repentignois de 21 ans.

Huitième aux Mondiaux de 2009 et 10e à ceux de 2011, l'équipe canadienne sera confrontée dans le groupe B aux Croates, les champions olympiques, aux Américains et aux Sud-Africains.

«On veut faire un bon match contre la Croatie et on veut battre les États-Unis, a indiqué Constantin-Bicari. On a battu les Américains deux fois en janvier, alors nous sommes assez confiants.»

Le Canada amorcera son tournoi rotation lundi contre l'Afrique du Sud, son adversaire le plus abordable. La clé du tournoi sera toutefois le match en croisé, selon Constantin-Bicari. Celui-ci pourrait donner lieu à un affrontement contre la Grèce ou l'Espagne.

«Selon moi, les Espagnols seront encore plus difficiles à affronter que les Grecs, parce qu'ils vont être à la maison», a affirmé l'athlète du club CAMO.

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