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Prostitution: un député de l'Alberta officiellement accusé au Minnesota

19/07/2013 07:11 EDT | Actualisé 18/09/2013 05:12 EDT
CP/ HO-Ramsey County Sheriff's Office

EDMONTON - Un politicien de l'Alberta a été officiellement accusé vendredi en lien avec une affaire de prostitution au Minnesota.

Mike Allen, un député de l'Assemblée législative albertaine, avait été arrêté lundi après avoir été piégé par la police à St. Paul.

Selon les documents soumis au tribunal, M. Allen aurait composé un numéro de téléphone figurant sur une annonce érotique en ligne et pris rendez-vous. Il se serait ensuite rendu à un motel en limousine sans savoir que la travailleuse du sexe qu'il s'apprêtait à rencontrer était en fait une policière.

Toujours d'après les documents, l'accusé aurait accepté de payer 200 $ pour avoir des relations sexuelles avec deux femmes pendant une heure. Une fois le marché conclu, il aurait déposé l'argent sur un comptoir et commencé à se déshabiller. L'agente a alors donné le signal à ses collègues qui ont fait irruption dans la chambre et arrêté l'homme de 51 ans.

Célibataire et père d'enfants maintenant adultes, Mike Allen est accusé d'avoir sollicité les services d'une prostituée dans un espace public. Il pourrait écoper jusqu'à un an de prison et une amende de 3000 $.

M. Allen doit revenir devant le tribunal de St. Paul le 30 septembre.

Le député de Fort-McMurray-Wood Buffalo a été libéré mardi après avoir passé la nuit en détention. Il a démissionné du caucus progressiste-conservateur par téléphone avant de prendre l'avion pour Edmonton.

Il continue de siéger à l'Assemblée législative comme indépendant. Le Parti Wildrose, l'opposition officielle, lui a demandé de renoncer à son siège.

La première ministre albertaine, Alison Redford, avait déclaré plus tôt cette semaine qu'elle était «dégoûtée» par le comportement de Mike Allen. Elle avait toutefois reconnu que c'étaient aux électeurs de sa circonscription de décider s'il devait demeurer à l'Assemblée législative.

M. Allen a émis un communiqué dans lequel il a qualifié son arrestation de «moment embarrassant» et admis avoir manqué de jugement. Il a également remboursé le coût de son voyage à St. Paul, où il se trouvait pour assister à une conférence parlementaire.