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Magnotta: celui qui a mis en ligne la vidéo du meurtre est libéré sous caution

18/07/2013 02:32 EDT | Actualisé 17/09/2013 05:12 EDT
AP
FILE - In this Monday, June 18, 2012 file photo provided by Montreal Police, Luka Rocco Magnotta is taken by police from a Canadian military plane to a waiting van in Mirabel, Quebec. Magnotta, a Canadian porn actor accused of dismembering his Chinese lover and mailing the body parts to political parties and schools collapsed in court during his preliminary hearing Tuesday, March 13, 2013. (AP Photo/Montreal Police, File)

EDMONTON - Le propriétaire d'un site internet ayant mis en ligne la vidéo du meurtre qu'aurait commis Luka Magnotta a obtenu sa libération sous caution, mais s'est vu interdire l'accès au Web.

Une juge d'Edmonton a ordonné jeudi que Mark Marek, qui exploite le site bestgore.com, soit relâché moyennant une caution de 7500 $. Marek avait été accusé mardi de corruption de moeurs, un crime rare.

L'homme de 38 ans a comparu grâce à un circuit de télévision fermé et a tenté de parler de son site. La magistrate du tribunal provincial, Elizabeth Johnson, a toutefois coupé court à ses explications, disant que les seuls renseignements qui l'intéressaient pour le moment concernaient les risques que l'accusé ne quitte le pays.

Une ordonnance de non-publication a été émise en ce qui a trait au contenu de la vidéo.

Mise en ligne sur le site il y a un an, la vidéo montrerait l'assassinat et le démembrement de l'étudiant chinois Jun Lin à Montréal. Des parties du corps de la victime ont ensuite été envoyées par la poste à différents endroits au Canada. Le crime a fait les manchettes partout à travers le monde.

Magnotta, un ancien acteur porno et danseur nu, a fait l'objet d'une chasse à l'homme internationale avant d'être arrêté en juin 2012 à Berlin. Il a plaidé non coupable à une accusation de meurtre et son procès doit s'ouvrir en septembre 2014.

Selon la police, Luka Magnotta a envoyé la vidéo à Mark Marek et celui-ci l'a mise en ligne même s'il savait qu'il s'agissait d'un vrai meurtre.

Les forces de l'ordre ont indiqué qu'elles avaient commencé à enquêter après que Marek eut publié la vidéo, mais qu'elles n'avaient pas suffisamment d'éléments pour procéder à une arrestation.

Mark Marek s'est enfui à Hong Kong en février. Lorsqu'il est arrivé à Vancouver en provenance des Philippines la semaine dernière, les agents des services frontaliers ont saisi l'équipement informatique qu'il transportait avec lui. Il a reçu la permission de poursuivre son voyage jusqu'à Edmonton et a ensuite accepté d'être interrogé par les autorités.

La procureure Julie Roy s'est opposée à la libération sous caution de Marek, faisant valoir qu'il n'avait pas de lieu de résidence à Edmonton et qu'il avait clairement signifié aux policiers qu'il prévoyait retourner en Slovaquie, son pays natal. D'après la police, l'homme vit dans sa voiture depuis qu'il est revenu dans la ville.

L'accusé a cependant dit à la juge Johnson que les policiers avaient saisi son passeport canadien et qu'il n'était plus considéré comme un citoyen slovaque.

«Je n'ai seulement qu'un passeport», a-t-il indiqué.

La magistrate a également statué que Mark Marek n'aurait pas le droit d'utiliser internet, d'entrer dans un café internet ou de posséder un téléphone mobile ou tout autre appareil électronique lui permettant d'envoyer et de recevoir des messages, et d'avoir accès au Web.

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