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Présidentielle au Chili: le candidat conservateur se retire de la course

18/07/2013 01:21 EDT | Actualisé 17/09/2013 05:12 EDT

SANTIAGO, Chili - Le candidat de la coalition conservatrice pour l'élection présidentielle au Chili a décidé de se retirer de la course parce qu'il souffre de dépression, a annoncé son fils.

La démission surprise de Pablo Longueira, mercredi, devrait réduire encore plus les chances des conservateurs, qui sont présentement au pouvoir, de battre l'ancienne présidente socialiste Michelle Bachelet, donnée favorite pour le scrutin du 17 novembre.

En conférence de presse mercredi, le fils de M. Longueira, Juan Pablo Longueira, a affirmé que son père était malade et que les médecins lui avaient diagnostiqué une dépression.

Âgé de 55 ans, Pablo Longueira est un ancien ministre de l'Économie et l'un des fondateurs de l'Union démocrate indépendante, un parti conservateur qui a soutenu la dictature du général Augusto Pinochet.

Il s'est lancé dans la course il y a trois mois après que Laurence Golborne, un homme d'affaires vu comme le meilleur espoir pour les forces de centre-droit de prendre le pouvoir, eut déclaré forfait en raison d'un scandale financier.

M. Longueira, qui est en faveur d'une économie de marché et s'oppose au mariage gai et à l'avortement, a remporté en juin la primaire organisée par l'Alliance pour le Chili, une coalition de centre-droit, afin de choisir un candidat pour remplacer le président conservateur Sebastian Piñera.

Les leaders des partis de l'Alliance doivent nommer un nouveau candidat jeudi.

«C'est vraiment un événement inattendu. Il ne faisait partie d'aucun scénario parce que la campagne tire à sa fin. C'est une crise pour la coalition de droite», a déclaré Guillermo Holzmann, un professeur de science politique à l'Université de Valparaiso. «Cette crise politique donne un avantage important à Mme Bachelet.»

Michelle Bachelet, qui a été présidente du Chili de 2006 à 2010, a fait campagne en promettant d'utiliser son deuxième mandat pour lutter contre l'inégalité entre les pauvres et les riches, changer la Constitution qui remonte à l'ère Pinochet et réformer les impôts et le système d'éducation.

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