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La LNH aux Jeux : quatre tournois passionnants

18/07/2013 02:54 EDT | Actualisé 16/09/2013 05:12 EDT

L'arrivée des athlètes professionnels de la Ligue nationale aux Jeux de Nagano, en 1998, a marqué le début d'un nouveau chapitre de l'histoire olympique.

Au départ, les autorités de la Ligue nationale ont hésité avant de permettre à leurs joueurs de participer à l'événement. Après tout, la LNH devait réaménager son calendrier pour y prévoir une pause de deux semaines en plein cœur de la saison.

Il n'a pas fallu attendre bien longtemps, toutefois, pour réaliser l'impact de la présence des joueurs professionnels aux Jeux olympiques. À elle seule, l'arrivée des joueurs canadiens à la gare de Nagano a semé l'émoi chez les amateurs japonais, venus les accueillir en grand nombre. Wayne Gretzky a même avoué, à sa sortie du bâtiment, avoir eu peur!

Menée par son capitaine Eric Lindros, un choix controversé du directeur général Bobby Clarke, l'équipe canadienne est fidèle aux attentes placées en elle durant le tournoi à la ronde. Les favoris tombent toutefois en demi-finales devant la République tchèque, menée par son as gardien Dominik Hasek.

Le moment qui restera gravé dans la mémoire des amateurs : celui où l'entraîneur-chef Marc Crawford boude Gretzky en tirs de barrage, optant plutôt pour Raymond Bourque. Les Tchèques (Jagr, Lang, Straka, Svoboda) remporteront finalement l'or, devant les Russes (Bure, Gonchar, Fedorov, Yashin) et les Finlandais (Selanne, Koivu, Kurri, Tikkanen).

Quatre ans plus tard, à Salt Lake City, Gretzky devient directeur général de l'équipe canadienne olympique et compte bien conduire le Canada aux grands honneurs. L'équipe entreprend toutefois le tournoi avec une défaite de 5-2 aux mains de la Suède, puis se débarrasse difficilement de l'Allemagne, 3-2. Mais les Canadiens (Lemieux, Sakic, Brodeur, Niedermayer) retrouvent leurs moyens en ronde éliminatoire. Ils ont finalement gagné l'or, 5-2, contre les Américains (Hull, Guerin, Leetch, Chelios). Les Russes (Larionov, Kovalev, Kovalchuk, Datsyuk) mettent la main sur le bronze.

L'élimination surprise des Suédois, contre les Bélarussiens en quarts de finale, aura toutefois été l'événement marquant du tournoi.

À Turin en 2006, le Canada perd contre la Suisse en ronde préliminaire, mais lance un appel au calme en rappelant son tournoi à la ronde plutôt ordinaire quatre ans plus tôt. Mais les Canadiens (Thornton, St-Louis, Blake, Gagné) tombent dès les quarts de finale, 2-0, devant les Russes.

Le podium sera entièrement européen avec les Suédois (Lidstrom, Alfredsson, Zetterberg et les frères Sedin) en or, les Finlandais (Selanne, Koivu, Numminen, Lehtinen) en argent et les Tchèques (Lang, Kubina, Hejduk, Rucinsky) en bronze.

En 2010, à Vancouver, pour la première fois, le tournoi de hockey olympique est disputé sur une patinoire nord-américaine, donc moins grande.
Reprise des Jeux de Salt Lake City, la finale oppose le Canada aux États-Unis. En avant 2-0 en deuxième période, les Canadiens voient les Américains marquer deux fois pour forcer la tenue d'une prolongation. Après 7 min 40 s de jeu dans cette quatrième période, Sidney Crosby soulève la foule avec une réussite qui a été baptisée « le but en or ». Un moment qui demeurera à jamais gravé dans l'histoire du mouvement olympique canadien.

Le Canada (Bergeron, Pronger, Niedermayer, Luongo) s'empare de l'or, devant les États-Unis (Kane, Rafalski, Langenbrunner, Kessel) et la Finlande (Selanne, Koivu, Timmonen, Kiprusoff).

Au cours de ce tournoi, le Finlandais Teemu Selanne, des Ducks d'Anaheim, devient le meilleur pointeur de l'histoire du tournoi olympique. Son 37e point lui permet de devancer le Russe Valeri Kharlamov et le Tchèque Vlastimil Bubnik.

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