NOUVELLES

Elliot Lake: le fils du propriétaire est accusé de mentir pour protéger son père

18/07/2013 07:26 EDT | Actualisé 17/09/2013 05:12 EDT
CP

ELLIOT LAKE, Ont. - Le fils du propriétaire du centre commercial Algo, dont l'effondrement d'une partie du toit a fait deux morts l'an dernier, a été qualifié de menteur jeudi lors de sa quatrième et dernière journée en contre-interrogatoire dans la commission d'enquête publique sur cette tragédie survenue à Elliot Lake.

Les avocats ont accusé Levon Nazarian d'avoir caché des éléments de preuve sur l'état de détérioration du centre commercial et d'avoir manqué de professionnalisme pour tenter de protéger son père, qui risquait de perdre la propriété du centre commercial.

L'avocat représentant Bob Wood, l'ingénieur qui avait qualifié de solide la structure quelques semaines seulement avant l'accident, a affirmé que du béton s'était détaché du toit du centre commercial aux environs du mois de juin 2011, mais que M. Nazarian avait ignoré ces faits.

Ce dernier s'est bien défendu d'être un menteur et a rétorqué que le superviseur du centre commercial lui avait assuré qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, puisque ce n'était pas du béton mais une mousse ignifuge qui s'était détachée. Il aurait ensuite demandé au superviseur de contacter M. Wood pour procéder à une évaluation.

Me Rob MacRae a alors lancé que M. Nazarian avait inventé cet épisode et qu'il mentait à la commission d'enquête.

La Banque Royale du Canada aurait menacé de retirer son hypothèque à M. Nazarian si aucune mesure n'était prise sans plus tarder pour rénover la structure. Une série d'inspections menées par l'institution font état de fuites d'eau et de structures d'acier rouillées.

Le 23 juin 2012, une partie du toit du centre commercial s'est affaissé, tuant deux femmes.

M. Nazarian, un agent immobilier dans la région de Richmond Hill, avait tenté, pendant quatre ans, de vendre le centre commercial. Me MacRae a avancé que le jeune homme de 29 ans avait manqué d'éthique professionnelle en cachant certaines informations cruciales, dont les rapports d'inspection de la banque, pour tenter d'attirer des acheteurs potentiels.

Le témoin a nié ces affirmations. Le contre-interrogatoire serré dont il a fait l'objet laisse croire que son père, Bob Nazarian, pourrait avoir du fil à retordre lors de son passage à la commission, prévu pour mardi.

INOLTRE SU HUFFPOST

ELLIOT LAKE MALL COLLAPSE