Les agents du Service extérieur canadien veulent un arbitrage

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Le gouvernement fédéral a jusqu'à mardi prochain pour accepter l'arbitrage dans le conflit de travail qui l'oppose à certains de ses employés des Affaires étrangères.

Le syndicat des agents du Service extérieur, dont fait partie le personnel diplomatique à Ottawa, a lancé cet ultimatum et veut que cet arbitrage soit contraignant.

Le président du Conseil du Trésor, Tony Clement, a indiqué qu'il étudierait cette offre.

Si le gouvernement refuse l'arbitrage, les moyens de pression déjà entrepris se poursuivront et s'intensifieront, a averti le syndicat.

Impact économique

Selon le syndicat, c'est l'industrie touristique qui est la première à souffrir de ce conflit de travail, suivie par le secteur agricole, qui embauche des travailleurs saisonniers temporaires.

Les universités, qui attendent des étudiants étrangers, en font également les frais.

Les employés ont déjà diminué la cadence de travail, notamment pour le traitement des demandes de visa. Certains bureaux affichent une baisse de 65 % du niveau de services.

Lorsque des ministres se déplacent lors de voyages officiels en dehors du pays, les employés responsables de l'organisation ne travaillent pas. Les autres dressent des piquets de grève autour des ambassades.

Les diplomates et agents des services étrangers réclament de meilleurs salaires, depuis le printemps. Ils se disent moins bien payés que d'autres employés fédéraux qui effectuent un travail équivalent.

Pour Tim Edwards, président de l'Association professionnelle des agents du service extérieur, le litige perdure depuis huit ans. Les agents sont sans contrat de travail depuis deux ans.