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La sénatrice Chaput presse la nouvelle ministre Glover de joindre le geste à la parole

17/07/2013 08:47 EDT | Actualisé 16/09/2013 05:12 EDT

À peine nommée ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, Shelly Glover est pressée par une sénatrice franco-manitobaine d'honorer ses revendications à l'égard du seul journal francophone du Manitoba.

En avril 2012, le ministère que dirige maintenant Mme Glover a décidé de cesser de subventionner les envois postaux de l'hebdomadaire La Liberté. Celui-ci perdait ainsi la moitié de son financement.

À la fin du mois de mai, Mme Glover, alors députée fédérale de Saint-Boniface à Winnipeg, s'était portée à la défense de la publication dans une lettre revendicatrice adressée au ministre James Moore.

Aujourd'hui, Mme Glover remplace M. Moore et dirige le ministère dont elle avait critiqué la décision dans le passé, et la sénatrice Maria Chaput a bien tenu à le lui rappeler.

« Nous aurons amplement le temps, à la rentrée parlementaire, de questionner Mme Glover au sujet d'enjeux complexes tels que le financement de la Feuille de route et l'immigration francophone », a écrit la sénatrice Chaput sur son site web, mardi.

« Mais Mme Glover s'est déjà exprimée publiquement au sujet de La Liberté, et elle a l'opportunité d'agir rapidement. J'espère qu'elle répondra à l'appel », dit la représentante à la Chambre haute du Parlement.

Mme Chaput affirme qu'elle a envoyé une lettre à Shelly Glover pour lui rappeler que le financement de La Liberté était « en péril depuis déjà plus d'un an ». Le journal doit notamment rédiger de la publicité pour survivre.

Un représentant du ministère du Patrimoine à Ottawa a dit que Shelley Glover n'était pas disponible mercredi pour répondre aux questions de Radio-Canada.

Journaux en péril, selon l'APF

D'autres journaux, notamment Le Franco en Alberta, le Voyageur de Sudbury et le Courrier de la Nouvelle-Écosse subissent également les contrecoups des compressions budgétaires du gouvernement fédéral.

Selon l'Association de la presse francophone, Postes Canada est la seule option de livraison pour ces journaux ont un grand territoire à desservir, et les coûts sont exorbitants.

« Pour ces journaux, c'est une question de survie », affirme le directeur général de l'Association de la presse francophone, Luc Rainville. « C'est une chose de produire un journal, c'est une autre chose d'être lu. »

L'association avait demandé au ministère du Patrimoine canadien en juin 2012 que les journaux francophones en milieu minoritaire soient considérés comme des magazines, qui reçoivent davantage de financement par exemplaire.

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