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Grèce : plusieurs milliers d'emplois seront supprimés

17/07/2013 07:50 EDT | Actualisé 16/09/2013 05:12 EDT

Le Parlement grec a adopté mercredi soir le projet de réforme de la fonction publique qui prévoit la suppression de plusieurs milliers d'emplois.

Cette réforme, approuvée par 153 des 293 élus présents, est un préalable au déblocage d'une nouvelle tranche d'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) d'un montant de 6,8 milliards d'euros.

Quelque 12 000 salariés du secteur public doivent être placés à partir de septembre dans un « pool de mobilité ». Ils auront alors huit mois pour trouver un travail ailleurs ou être licenciés. Ce nombre sera porté à 25 000 à la fin de l'année.

Ces nouveaux sacrifices sont mal acceptés dans un pays où le chômage touche près de 27 % de la population active.

Avant l'adoption de la réforme, 5000 personnes s'étaient rassemblées devant le Parlement. « Nous ne céderons pas. La seule chose à faire, c'est de résister! » ont-ils scandé.

« Après 12 ans de carrière, ils nous virent en une nuit. S'ils avaient des tripes, ils diraient ''non'' au plan de sauvetage et renonceraient à certains articles de la réforme », s'est indigné Patra Hatziharalampous, un agent de sécurité scolaire âgé de 52 ans, entre deux sanglots.

« Des jours meilleurs viendront »

Mardi, une journée de grève générale avait été suivie par des dizaines de milliers de fonctionnaires.

La réforme de la fonction publique a été adoptée quelques heures avant l'arrivée à Athènes du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, ardent promoteur des politiques d'austérité que la plupart des Grecs dénoncent.

Avant le vote, le premier ministre Antonis Samaras avait annoncé une baisse de la TVA dans la restauration, qui passera le 1er août de 23 à 13 %. Il s'agit de la première baisse des prélèvements obligatoires depuis le début de la crise, il y a près de quatre ans.

« Nous n'allons pas mollir », a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée impromptue. « Nous allons continuer à remonter la pente. Nous atteindrons le sommet, qui n'est pas loin, et des jours meilleurs viendront pour notre peuple », a-t-il assuré.

Le chef du gouvernement a estimé que la baisse de la TVA contribuerait à lutter contre l'évasion fiscale, un mal chronique du pays, mais a averti qu'elle reviendrait à 23 % si la fraude persistait.

« Si cette expérience est un succès, je suis certain que d'autres baisses concernant des impôts insupportables suivront », a-t-il ajouté.

Reuters

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